Abdel Fattah al-Burhan a réaffirmé que l’armée soudanaise ne comptait pas ouvrir immédiatement de négociations avec les Forces de soutien rapide. Le chef militaire promet de reprendre l’ensemble du territoire contrôlé par les paramilitaires et présente la poursuite des opérations comme la voie principale pour mettre fin au conflit.
Ses déclarations interviennent alors que les combats s’étendent encore dans plusieurs régions. Des civils ont été tués au Kordofan occidental et de nouveaux déplacements sont signalés dans l’État du Nil Bleu. Les attaques de drones, l’artillerie et les affrontements au sol continuent de toucher des zones très éloignées les unes des autres.
La guerre oppose depuis avril 2023 l’armée régulière aux RSF après l’échec du processus destiné à intégrer la force paramilitaire dans une structure militaire unifiée. Trois ans et demi plus tard, les tentatives diplomatiques successives n’ont pas réussi à produire de cessez-le-feu durable.
La position d’al-Burhan rend encore plus difficile une relance rapide des pourparlers. Les acteurs internationaux continuent d’appeler à une trêve humanitaire, mais la logique des deux camps reste largement militaire. Tant qu’aucun équilibre nouveau n’émerge sur le terrain, le risque est de voir la guerre se prolonger au prix d’un coût humain toujours plus élevé.
