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RATP : Prononcez Rien A TaPer

Publié le 09 septembre 2008 par Sobvious
Eh oui la RATP service publique ou service phobique ? On se pose la question, nous les petits voyageurs, parfois appelés on ne sait par quel effet "clients"... Mais quand on est client c'est qu'on a choisi de payer pour quelque chose, or là si je ne m'abuse (je m'abuse ?) la RATP on ne l'a pas choisie, si ? Ben non, alors forcément quand on est assuré d'avoir des millions de "clients", on réduit au strict minimum ses efforts sur le service rendu : d'ailleurs ça ne s'appelle même plus du service rendu à ce (bas) niveau mais du service vomi.
Mais quoi donc s'est-il passé pour qu'une telle rudesse émane de ses pensées zet mots devez-vous être en train (métro ou RER ?) de penser ?
Bon je rassure tout de suite les âmes sensibles : rien de grave au sens premier du terme. Vous êtes rassurés ? Oui ? Bon bah pas moi.
Vous connaissez tous "Navigo", ce badge magnétique qui, de son nom fleurant bon le marketing, vous promet une navigation idyllique dans les méandres Ratépiens, au point que vous êtes supposés vous sentir presque dématérialisés lors de votre passage aux portillons, plus rien ne vous arrête et le bip émis lors de votre passage vous le rappelle, vous rappelle votre toute puissance... Et vous voilà sautant de trains en trains de rames en rames , libre d'évoluer comme bon vous semble, humant le salpêtre pourvoyeur de souvenir d'adolescence, ces souvenirs où vous vous voyez encore lancer une boule puante dans les toilettes du lycée... Mais au fait ce n'était peut-être pas vous et vous ne souhaitiez peut-être pas vous rappeler ce jour là, eh bien tant pis, la RATP vous l'offre quand même ce souvenir et tous les jours encore !
Mais je continue : que faire quand ce Navigo, cette promesse de tranquillité d'esprit (c'est fort ça, non ?), cette puce certifiée conforme aux normes anti démangeaisons, cette petite carte qui tel un tapis volant vous transporte sans les à-coups déplaisants de votre ancien ticket ringard, cet effaceur d'obstacles, ce passeport vers l'élite des transportés, que faire quand ce Navigo vous échappe de par le fait, convenons-en tout de même, de votre inattention, voilà, vous l'avez perdu et avec lui ce sentiment d'appartenance aux privilégiés de ce monde (des transports) ... C'est comme si tout à coup, votre corps se faisait aspérité s'accrochant à une forêt d'obstacles soudainement (ré)apparus... Vous retenez fièrement vos larmes, vous ne vous laissez pas abattre, vous tentez de garder la tête froide, une solution doit exister, une solution existe !
LE CLUB !Oui, le Club, ce lieu très fermé où l'on vous distribue le sésame, un lieu tellement fermé que l'on vous laisse faire 20 minutes de queue devant une porte en verre, dans un hall de gare crasseux au milieu de centaines de voyageurs qui se fraient un chemin tant bien que mal entre vous (la file d'attente) et les autres voyageurs arrivant ou partant vers d'exotiques destinations (Torcy, Cergy, Noisy...). Mais après avoir attendu 20 minutes (à l'heure du déjeuner : un conseil, mangez avant), et alors que vous arrivez à quelques centimètres de la porte de verre derrière laquelle vous avez attentivement observé le rituel accompli par une Ratépienne, unique gardienne du Club, voilà qu'une autre Ratépienne apparaît soudain et là vous pensez : ils ne sont pas si mauvais, il y a du bon en eux, ils ont compris que notre attente était douloureuse, ils se préoccupent donc réellement de notre bien être, ils envoient quelqu'un pour nous... Et là vous entendez, de la bouche de cette Ratépienne : "Il faudra attendre encore quarante cinq minutes environ avant de pouvoir être pris en charge, car la personne qui doit remplacer ma collègue vient de Paris"... Ayant dit, elle s'en va, nous laissant comme de pauvres lépreux aux abords d'un palais des mille et une nuit qu'ils n'auront pu que contempler...Bon, inutile de vous dire que, là, je perçois nettement la vision que les Ratépiens ont du service "client"(rire). Mais le Ratépien est consciencieux, il ne s'arrête pas tant que le boulot n'est pas fini : deux minutes après l'intervention remarquée de la Ratépienne, un Ratépien surgit subrepticement et nous annonce comme si nous aurions dû être au courant depuis longtemps : "Mais Messieurs dames, l'agence (tiens c'est plus un Club ?) ferme, la remplaçante arrivera tout à l'heure, vous n'aurez qu'à repasser". Et nous voilà abattus, mais pas achevés, et dans un sursaut de "faudrait peut-être éviter de se foutre de notre gueule", je lui expose mon désaccord sur la manière de procéder plus que cavalière de la RATP. Le Ratépien meuh (ceci n'est pas une faute) dit alors : vous n'avez qu'à vous plaindre à la RATP.Bah oui, comment n'y ai-je pas pensé ? Et comment ai-je pu penser que ce grand homme verdâtre pouvait prendre en considération mon insatisfaction d'être insatisfait, bah oui lui il travaille à la RATP, bah oui... mais eh dites donc là attendez ...!

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