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le grand saut

Publié le 24 février 2008 par Titiparis
P. insiste pour que je lise ce bouquin. Il a vu juste. "Et Nietzsche a pleuré" (When Nietzsche wept) est une sorte de miroir subtil, éloquent et ludique. J'avais lu un article sur l'auteur, Irvin Yalom, dans la revue Psychologies dans laquelle il exposait son approche interventionniste dans les thérapies, approche souvent décriée par la profession. Ce psychiatre américain estime qu'il est important de manifester de l'empathie envers le patient et d'établir une relation de proximité avec eux... J'entamais donc son bouquin.
Ce roman imagine une rencontre passionnante entre Nietzsche et un docteur Viennois, à l'aube des premiers pas d'une cure par la parole: la psychothérapie et la psychanalyse. Le philosophe est tourmenté par des angoisses profondes et des migraines violentes. Le Dr Breuer, ami et prof du jeune Sigmund (Freud), lui propose son aide et entame une partie d'échecs de sorte que Nietzsche, le solitaire désabusé, se laisse approcher. Malgré les stratagèmes et résistances de chacun, ces conversations amènent les deux hommes à remettre en question leur rapport aux autres et à la vie, et pose la question du choix entre confort et vérité. Devenir soi, c'est un grand saut, un projet exigeant et éprouvant dont on préfère parfois nier la nécessité. A hauteur du courage et de la lucidité dont on est capable. Une quête relative à ce que chaque être est prêt à regarder, vivre et endurer. Et partager. En ce qui me concerne, je crois bien qu'il est temps.


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