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Grenelle de l’environnement : Bonus ou malus ?

Publié le 22 septembre 2008 par Laeo

L’Alliance pour la planète (plate-forme de 80 associations) s’est réunie
en assemblée plénière. Elle exprime ses plus vives préoccupations devant
la tournure que prend le processus Grenelle de l’environnement.
Atermoiements gouvernementaux sur la fiscalité verte, loi OGM légalisant
la contamination, texte de loi Grenelle 1 en dessous des engagements
pris par consensus lors des tables rondes, silence sur le projet de loi
Grenelle 2. Il est plus que temps que le chef de l’Etat fasse respecter
par son gouvernement les engagements qu’il a pris publiquement devant la
nation le 25 octobre 2007.
Il y a près d’un an, à l’issue d’un processus novateur et exemplaire par
de nombreux aspects, la France était entrée dans une dynamique
d’excellence environnementale. Cela avait été salué tant au sein de
l’Union européenne qu’à l’extérieur. On pouvait alors espérer non
seulement que la France rattrape son retard mais qu’elle devienne un
exemple tant par le mode de gouvernance que par le nouveau contrat
écologique signé tacitement entre le chef de l’Etat et la société française.
A quelques semaines du premier anniversaire du Grenelle de
l’environnement, force est de constater que le « new deal écologique »
voulu par Nicolas Sarkozy n’a été une « rupture » que dans les
déclarations. Le projet de loi d’orientation dit Grenelle 1 se révèle
flou dans les objectifs et inexistant dans les moyens. La société civile
a été délibérément écartée de son mode d’élaboration au profit d’une
haute fonction publique qui semble avoir les plus grandes difficultés à
prendre en considération l’urgence écologique. Enfin, la cacophonie
autour de la fiscalité verte laisse augurer d’une absence de vision à
long terme de la part des pouvoirs publics. Pourtant gouverner, c’est
prévoir.
Or nous savons depuis le rapport Stern que le coût de l’inaction en
matière environnementale risque de déstabiliser dramatiquement les
économies de l’Union européenne en détruisant près de 20% du PIB d’ici
2050. Comme l’ensemble des Françaises et Français, l’Alliance pour la
planète attend maintenant du chef de l’Etat qu’il fasse respecter le
poids de sa parole.

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