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De Barbès hasta place Carrée, c’est là que je veux perdre ma vie

Publié le 22 septembre 2008 par Mawquise

Parfois, la fille de base est un cas clinique. Du genre tu te transformes en Médée sauf que tu veux pas récupérer ton mec, tu veux juste faire du shopping.

A six heures du soir. Alors que t’as rien glandé de la journée.

Normal.

Avec la même classe que Keira Knightley mais sans sa bouche de mérou, je dévale mes six étages direction Barbès parce que love is a game for two, surtout avec la paire de bottes que j’en développais des suées noctures de pas les avoir. Barbès, le lieu que une fois que tu as dépassé la voie ferrée tu sais plus trop si t’as pas changé de pays en cours de route.

Et qu’en fait non, t’es toujours à Paris, y’a trop de richelieu et de Gerard Darel pour être vraiment arrivée à Dakar.

Dites-vous, gens, qu’on pris sur soi hein. Il fallait que j’entre dans un Bata. Genre j’ai pas du y mettre les pieds depuis 12 ans.

“Bonjour, bonjour, Monsieur le vendeur qu’a pas du tout l’air d’aimer sa vie! Est-ce que vous auriez ce modèle en 38 siouplé, vous seriez un ange rapport que oh, faudrait voir à pas trop louper le coche dans ce monde où quand tu rates une tendance on te jette des mégots allumés au visage”

“Non, on les a plus”.

Incrédule, que je suis restée, limite j’ai cru à une conspiration.

“Merci de votre aide précieuse jeune homme, je saurai m’en souvenir le jour où je ferai raser TON QUARTIER”.

A ce stade de l’aventure, la fille de base se tâte. Pas la peine de vous dézipper, hommes, la fille de base ne se tâte jamais comme ça. Ou en tout cas pas devant vous. La fille de base ressort du magasin toute penaude, et elle réfléchit. Fait assez rare pour être mentionné.

Mais que va t-elle donc faire? Rentrer chez elle en étant plus que frustration et haine de l’humanité, ou traverser la ville pour trouver une autre boutique? Que nenni, la fille de base irait même à Dakar si elle était sûre de les trouver, ses bottes.

En vrai elle va juste à Châtelet. Ce qui revient toujours un peu au même.

Châtelet un samedi c’est, comment vous dire…sympa. Sans compter que là-dedans, même la connasse en toge qui déroulait du fil pour pas se faire bouffer par un OGM géant elle aurait préféré s’étouffer avec sa pelote.

Arrivée à Bata avec un bras arraché par une outrecuidante peu éduquée, trois bosses et 8 litres d’eau de perdus, même question, même réponse. La botte grise est en rupture de stock. A tel point que j’en viens à me demander si on est pas en temps de guerre, pour que tout le monde veuille chausser de la bottasse pas sexy qui vous coupe le mollet au mauvais endroit et transforme un mollet d’exception en jarret non dégraissé.

Qu’on se le dise, la fille de base est chafouin-furax, elle achètera, point.

Même si c’est pas dans la couleur qu’elle voulait au départ.


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