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Valse à cinq temps ou déchéance sociale. Billet écrit par la Princesse de Clèves et on l’en remercie. Mais faudrait voir à pas trop abuser de l’hospitalité du peuple.

Publié le 23 septembre 2008 par Mawquise

Avant-hier je vous narrais non sans humour un événement lui-même d’une cocasserie à peine voilée. D’autre part, inutile de rire sous poncho, aujourd’hui nous userons du langage à peine emprunté et verbeux à souhait de la haute, celle qui met des jupes plissées au genoux et les trois rangs de perles de belle-maman.

Oui, aujourd’hui nous seront autre chose qu’une écervelée matraquant son patient auditoire d’une logorrhée indigeste et creuse (en réalité nous tacherons juste de soigner le décorum pour faire oublier au-dit auditoire le vide abyssal au-dessus duquel il se penche dangereusement lorsqu’il me lit).

Plaît-il?

Pourquoi, demandez-vous?

Pourquoi pas, vous réponds-je.

Bien. Hier, donc, vous jouissiez littéralement en lisant l’épopée proprement picaresque de ma personne découvrant non sans stupeur une assemblée de manants dansant le Mia chez Maxim’s.

Choquée, fus-je.

Aussi pris-je par le manchon ma fidèle acolyte de toujours, en éructant un

Vas-y viens on bouge, on rouille sévère ici, chope un cadal et sus à la choré Dim: on décanille illico

Langage fleuri s’il en est, nonobstant, fortement indiqué au milieu de cette populace agitée de spasmes: il fallait que nous nous fondîmes dans la masse, la “langue du peuple”, comme l’appelait le très admirable poète britannique Wordsworth, était de mise.

Bien mal m’en a pris!! L’amie que je croyais fidèle m’a fourré une épée de croisades entre les deux omoplates: “allez go connasse, même pas t’y coupes: tu m’as traînée dans ce bouge, maintenant on retourne sur les quais d’Austerlitz retrouver la vraie vie“.

Les gens normaux quoi.

Ceux qui ne sont pas invités à des soirées à deux écus et qui flatulent plus haut que leur auguste.

Pitié, NON!” ai-je crié en tombant dans la position de la rédemptrice ayant un regain de foi subit (chose m’arrivant sporadiquement, majoritairement lorsque mon dernier recours pour que l’on me cède un caprice est de foutre la teu-hon chan-mé à mon interlocuteur).

Le stratagème l’a laissée de marbre. Elle me connaît trop bien, la bougresse. Après moult atermoiements…

(j’en ai perdu combien à ce stade sans déconner?)

Je reprends. Après moult atermoiement, j’ai cédé, plaçant l’amitié au dessus de ma réputation.

Fatale erreur!

Comment pourrais-je objectivement regarder mes correligionnaires, le dimanche à la messe, sans décéder de honte, après avoir pris part à cela:


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