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Le microcrédit en France a 20 ans et des perspectives de développement

Publié le 24 septembre 2008 par Martinez

PARIS (AFP) — L'association pour le droit à l'activité économique (Adie), qui fêtera en décembre ses 20 ans d'existence, a dressé mardi devant la presse le bilan de son action: 51.000 micro-entreprises et 62.000 emplois créés grâce aux prêts accordés aux exclus du système bancaire.

Premier et principal opérateur de microcrédit en France, l'Adie a été créée par Maria Nowak, sa présidente, sur le modèle de la Grameen Bank fondée au Bangladesh par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006.

L'association propose des prêts de petit montant, de 500 à 5.500 euros qui permettent de démarrer une activité, et accompagne les bénéficiaires, y compris après la création d'entreprise pour en assurer la pérennité.

Celle-ci est dans la moyenne nationale des entreprises, souligne l'association: 65% à 2 ans, 57% à 3 ans.

Les créateurs d'entreprises peuvent bénéficier également de prêts d'honneur pour financer un stock ou du matériel, d'avances remboursables, de primes à la création.

L'Adie entend mieux répondre aux besoins de ses clients en créant de nouveaux produits. Constatant que l'accès des micro-entrepreneurs à l'assurance se heurte souvent à des difficultés, elle teste notamment, en collaboration avec des compagnies d'assurance, un dispositif de "micro-assurance".

De même, un autre projet concerne le "microcrédit d'insertion", qui permet de financer des dépenses dont l'objectif est l'insertion professionnelle, comme le paiement d'un permis de conduire, des frais de déménagement, ou de formation.

Les microcrédits de l'Adie sont financés en grande partie par des lignes de crédit mises à disposition par les banques, avec qui l'Adie a un partenariat.

Grâce à la levée du plafond sur les taux d'intérêt en 2005, l'Adie peut envisager d'assurer la couverture progressive de ses coûts de crédit d'ici à trois ans, souligne l'association, qui a augmenté à deux reprises ses conditions de prêts, en organisant, précise-t-elle, au prélable la consultation de sa population-cible.

L'accompagnement est financé sur fonds publics, mais aussi par des dons privés et fait appel au bénévolat.

Pour faciliter l'accès à ses services, l'association lancera début 2009 le "premier site français de microcrédit en ligne", a indiqué également Maria Nowak.

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