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Je n’osai plus bouger

Publié le 06 septembre 2008 par Unepageparjour

Je n’osai plus bouger, de peur de rompre cette magie étrange. Il restait là, tranquille, posé sur moi, les ailles s’entrouvrant et se refermant doucement, une respiration, un souffle.

La brume s’adoucissait, le soleil revenait au galop. Une lumière vive éclairait maintenant le village tout entier. Les millions de fleurs qui parcouraient les ruelles se mirent à chanter tout d’un coup de toute leur couleur, comme un gospel joyeux et multicolore.

Mon nouvel ami s’envola d’un coup d’aile. Je fis quelques pas pour le suivre un peu. Il s’était engagé dans la plus jolie rue du village, et il m’expliqua son bonheur d’être là, le bonheur de vivre, tout simplement. Son vol exprimait la plus incroyable des joies, il montait, il descendait, et je comprenais tout ce qu’il souhaitait me dire. Son bonheur ! Il m’avait juste appelé pour cela, pour me faire partager cet instant de bien-être. Je le regardais longtemps.

Une ruelle médiévale. Une rincée de soleil. Des pluies de fleurs. Voilà, c’est tout ce qu’il me faut pour être heureux, me disait mon ami le papillon. Une morale, une philosophie, un principe de vie.


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