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Nadir

Publié le 29 septembre 2008 par Philippe Thomas

Paul Newman est mort et Ségolène Royal a fait son show. Triste week-end pour le cinéma et triste cinéma au Zénith… Habitée (dixit la télé) par son personnage de présidentiable, théâtrale dans son verbe comme dans sa gestuelle, toute de bleu revêtue, Ségolène Royal a donc signifié à ses partisans qu’elle était toujours là, ostentatoire comme une cible. Fête de la fraternité, citations d’auteurs et chansons à l’appui.

Les images de ce spectacle suscitent une impression de malaise : sommes-nous en présence d’une responsable politique ou du gourou d’une secte aspirant à une sorte de new age politique ? Il est désormais patent qu’un populisme de gauche se développe en France à partir du fan’club d’un leader politique aux allures télévangélistes. Au Zénith, Royal n’avait rien à dire de nouveau sinon à entretenir la ferveur dont elle est l’objet. Un jeu dangereux où l’irrationnel est roi. Quant à la politique, dans cette salle du Zénith surchauffée, elle était véritablement à son nadir.


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