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Pascal Salin, économiste ultra-libéral & médaille d’or toutes catégories : une connerie par phrase !

Publié le 01 octobre 2008 par Kamizole

pascal-salin.1222860536.jpgTrop réjouissant quand on fait profession (bénévole) comme mémé Kamizole d’épingler les conneries ! J’ai toujours (dé)considéré Pascal Salin comme un fieffé imbécile doublé d’une outre gonflée à l’hélium de l’auto-satisfaction permanente. A peu près dans le même registre qu’Alain Madelin dont on entend heureusement plus parler depuis son plus que médiocre score à l’élection présidentielle en 2002… Bon débarras !

Mais là, le Salin, il fait particulièrement fort ! Je ne plaisante pas… En trois paragraphes : une connerie par phrase… Pas la moindre proposition qui n’y échappe ! Un concentré de vulgate ultra-libérale sans le moindre égard à la logique, à l’intelligence et à la réflexion. Quant au doute, n’en parlons pas… Brut de décoffrage !

Est-ce la fin du capitalisme financier de type anglo-saxon ? Six économistes répondent
LE MONDE | 30.09.08 ©

Premier paragraphe

  • Le capitalisme financier n’est pas seulement anglo-saxon. Il est universel…
  • Qu’il ne soit plus uniquement anglo-saxon est un fait, et c’est précisément le résultat de la globalisation ultra-libérale qui a été imposée à l’ensemble des économies de la planète.

    D’où «l’universalité» énoncée par Salin qui ne concerne d’ailleurs pas l’ensemble des pays du monde (on ne parle même pas des pays restés totalement communistes) qui sont trop pauvres pour jouer au casino de la «planète finance» !

  • Il a de beaux jours devant lui
  • A l’heure où même les anciens partisans du marché-roi dérégulé conviennent – fussent du bout des lèvres – qu’il n’est plus possible ni viable de laisser le marché dérégulé et sans contrôle imposer sa loi à l’ensemble de l’économie, Salin continue visiblement de prendre ses désirs pour la réalité…

    Encore un effet de l’idéologie sur le «temps de cerveau disponible» !

  • tout simplement parce qu’il n’est pas une création arbitraire, comme pouvait l’être un système de type soviétique
  • Ah ! s’il n’y avait pas le repoussoir du communisme réel ! Mais c’est l’exact reflet des effets pervers de toute tentative d’application d’une idéologie, ce qui vaut, à l’évidence pour l’ultra-libéralisme (cf. un article récent et mes références à Bourdieu – «l’essence du libéralisme» - et Jean Servier «Histoire de l’utopie» )..et cela vaut à l’évidence pour l’ultra-libéralisme.

    Le «marché» financier et par là-même, l’intégralité du marché soumis à ses lois – fussent-elles, selon la vulgate ultra-ibérale, le résultat de la «main invisible»… comment mordre la main qui vous nourrit… si mal ? – est une création tout à fait arbitraire mise en place par des prédateurs qui n’ont qu’une seule idée : se faire le max de flouze dans le laps de temps le plus court possible.

  • Ce capitalisme-là est l’expression d’innombrables processus spontanés
  • Processus spontanés ?

    Il n’a tout de même pas été «mao-spontex» dans les années post-soixante-huitardes, le Salin ? pour nous refaire le coup du spontanéisme ?

    Rien de spontané dans le marché financier tel qu’il s’est dés/organisé dès le début des années 80 (Reagan & Thatcher s’y sont employés !) et plus encore après 1989 et la chute du Mur de Berlin : le capitalisme n’ayant plus le garde-fou communiste s’est totalement débridé…

    Que tout ce qui a été mis en place relève de l’irrationalité la plus totale est une évidence mais c’est néanmoins pensé et voulu en fonction d’un seul résultat : toujours davantage de profits.

  • créés pour répondre aux besoins des êtres humains
  • S’il y a bien une chose dont le marché financier et ses acteurs se contre-fichent éperdument, c’est bien le souci des besoins – réels et fondamentaux – des êtres humains !

    Ils détruisent la planète en produisant des biens sans le moindre égard pour la finalité. Ensuite, ils essaient de les promouvoir par la publicité en créant des besoins le plus souvent artificiels («quoi ! vous n’êtes pas équipé de «home cinéma» ? vous ne possédez pas un écran ultra-plat dernier cri ? Mais vous êtes minables !… ).

    Ils mettent sur la paille des millions d’êtres humains en supprimant leur emploi d’un seul trait de plume, sur-exploitent ceux qui les remplacent dans des usines-prisons à l’autre bout du monde.

    Quant à la qualité, pas question de faire du «durable» ! Comment voudriez-vous que les usines chinoises tournent à plein régime si leurs produits étaient faits pour durer ? Peu leur chaut que ce soit encore-là, source de gaspillage…et que les ressources de la planète n’en peuvent mais : après eux le déluge !

    Et si les besoins humains étaient leur premier souci, croyez-vous que l’on fabriquerait de l’héparine mortelle ou du lait farci à la mélamine – non moins mortelle ou provoquant des troubles gravissimes ! - pour qu’il paraisse plus riche en protéines ?

  • Il remplit deux fonctions fondamentales : orienter les ressources d’épargne vers les activités où elles obtiennent la plus forte rentabilité
  • Pour une fois, Salin ne ment pas : la recherche de la rentabilité maximum est la seule finalité du capitalisme… Celui d’aujour-d’hui comme d’hier (ce que Marx avait bien démontré).

    Mais le changement de cet «hyper-capitalisme» et de «l’hyper-bourgeoisie» (cf. un article du Monde diplomatique) par rapport au capitalisme traditionnel consiste dans plusieurs facteurs cumulatifs

    la recherche d’un taux absolument délirant : à moins de 14 %, la rentabilité est tenue pour insuffisante d’où les délocali-sations quand auparavant les chefs d’entreprise et les détenteurs de capitaux trouvaient tout à fait normal et satisfaisant un taux de rentabilité se situant entre 5 et 8 %

    l’absence d’ancrage dans l’économie réelle : l’industrie ? l’agriculture ? Fi ! pourquoi faire quand on peut avoir des entreprises qui créent du profit à partir des profits ?

    La meilleure preuve en étant les délocalisations : les multina-tionales apposant simplement leur «marque», l’intendance et les infrastructures étant laissés aux propriétaires des usines délocalisées. Ne subsistent dans les pays d’origine que les sièges sociaux et les laboratoires de recherche.

    En même temps, autre avantage : plus besoin d’investir si ce n’est dans la publicité, le marketing et la recherche de produits toujours davantage “innovants” et se démodant le plus rapidement possible.

    Quant au personnel, soit celui qui demeure encore dans les pays industrialisés est martyrisé au possible pour être rentable au maximum – d’où la multiplication du harcèlement moral pour se débarrasser des individus qui ne le seraient pas assez ou un peu trop revendicatifs ; marque de fabrique de «l’entreprise barbare» !

    soit on trouve de quasi esclaves exploités au maximum, y compris le travail des enfants (bien caché !) en Inde comme en Chine, où de surcroît des cas de véritable esclavage ont été mis à jour…

    Quant à l’hyper-bourgeoisie, c’est la caste très fermée des multimilliardaires propriétaires et dirigeants des multina-tionales et des plus hauts cadres de direction…

    Oligarchie ploutocrate (ploutos : argent) devenue la nouvelle aristocratie de la planète, vivant sur un pactole jamais assez gros et qu’il convient d’augmenter le plus démesurément possible. Fût-ce en bernant le fisc ou par des détours dans les paradis fiscaux. Tous les moyens sont bons. Rien n’est trop beau : le super luxe, sinon rien !

    Et pour ceux qui se voudraient quand même donner bonne conscience : des fondations humanistes pour atténuer un tout petit peu les misères que leurs pratiques dégueulasses auront contribuer à aggraver sinon créer… Quelle générosité ! Merci pour eux…

  • et prendre en charge les risques de la manière la plus efficace
  • Parlons-en de la prise en charge des risques !

    Qu’il s’agisse des risques physiques potentiels de produits toxiques dont l’industrie pharmaco-chimique nous inonde sans aucun égard pour les retombées sur la santé publique ou des produits dérivés «toxiques» de la finance internationale, il est évident que les margoulins des multinationales de l’industrie et de la finance internationale se soucient de la prévision et de la gestion du risque comme de colin-tampon !

    La vulgate ultra-libérale fait de «la prise de risque» le moteur du progrès technologique, de la création de richesse, du développement et de la croissance.

    Mais force est de constater que pas plus les dirigeants et les actionnaires des multinationales du secteur de la chimie que ceux de la finance ne courent eux-mêmes le moindre risque d’empoisonnement par des produits chimiques ou celui de perdre de l’argent quand leurs spéculations aberrantes sur les marchés financiers plongent les Bourses et toute l’économie dans la récession.

    C’est l’Etat qui reprend les actifs «toxiques» des banques en déconfiture ou risquant de l’être à très court terme. Eux-mêmes revendiquant encore leurs «parachutes dorés» !

  • Certes, le capitalisme financier ne peut pas remplir ces fonctions de manière parfaite, parce que l’information ne peut jamais être parfaite
  • .

    Comme s’il s’agissait d’une question d’information ! Il ne fallait pas être grand clair pour subodorer – et depuis bien avant l’été 2007 ! – que les bulles spéculatives éclateraient… Les seules questions laissées sans réponse : quand ? et comment ?

    Certains parlaient «d’atterrissage en douceur» de la bulle immoblilière, ce qui me paraissait relever du vœu pieux, tant la bulle était démesurée et l’endettement des ménages (surtout américains et britanniques) hors de proportion avec leurs facultés réelles !

    Je ne veux pas croire que les décideurs soient moins bien informés que Mémé Kamizole qui ne l’est qu’en lisant la presse ou quelques ouvrages mais fait aussi appel à son entendement et aux analogies avec les précédents crises.

    Les signes avant-coureurs ne manquaient pas ! Il suffit de lire, d’observer ce qui se passe dans la «vraie» vie, la sienne comme de ceux que l’on rencontre ou que l’on connaît à travers des journaux ou des reportages. Etre attentif à tout, tout simplement !

  • Mais il les remplit mieux que n’importe quel autre système imaginable
  • A l’évidence, Pascal Salin manque cruellement autant d’imagi-nation que d’intelligence !

    Parce qu’il est évident pour tout le monde ou presque aujourd’hui que le marché financier ultra-libéral remplit tellement mal ces fonctions qu’il vient de s’écraser contre le fameux «Mur de l’Argent -roi» ! J’allais dire «la Muraille de Chine»… mais c’est aujourd’hui à peu près la même chose.

  • Deuxième paragraphe
  • Les difficultés actuelles ne sont en rien une manifestation de la faillite de ce système
  • Dire que Pascal Salin est prof d’économie - à Paris-Dauphine ! Je ne saurais dire si les étudiants qui suivent ses cours deviendront aussi obstinément asiniens que lui… mais cela promet !

    Il est indécrottablement atteint d’une grave cécité intellec-tuelle… Lui mettrait-on le nez dans la merde, si on le persuadait que ce fût le résultat de l’idéologie de marché qu’il soutient en dépit du bon sens, je suis persuadée qu’il prendrait sur lui pour déclarer - nonobstant son dégoût – y humer le délicieux parfum d’une rose !

    Pure mauvaise foi intellectuelle, quand la quasi majorité des économistes, des personnalités politiques de tout bord et les opinions publiques ont compris que la crise financière qui se double d’une crise économique gravissime est le résultat des errements de la finance mondiale laissée à elle-seule.

  • la crise financière est essentiellement une crise de l’interventionnisme étatique
  • Précisément non ! Si la finance a aujourd’hui besoin que l’Etat intervienne, après la débâcle pour en limiter les dégâts, c’est qu’elle échappait totalement au contrôle de l’Etat ou d’autres institutions…

    Elle était censée s’auto-réguler et mettre en place les garde-fous nécessaires et n’a eu au contraire de cesse de contourner toutes les règles même les moins contraignantes, d’inventer pour ce faire, des dispositifs aussi opaques que pervers.

  • Elle résulte en particulier de l’extraordinaire instabilité de la politique monétaire américaine au début du XXIe siècle
  • L’extrême instabilité de la politique monétaire des Etats-Unis ne date pas du XXIè siècle. Il suffit d’observer les courbes…

    C’est un phénomène constant que le dollar est soit sur-évalué soit sous-évalué (en fonction des intérêts américains du moment) et qui s’est considérablement aggravé depuis août 1973 : la fin de la convertibilité du dollar en or décidé unilatéralement par Nixon… pour le financement de la guerre du Viêt-Nam.

  • politique monétaire qui n’est évidemment pas contrôlée par le marché
  • Comme s’il n’existait pas un marché monétaire ! Salin devrait demander au milliardaire américain George Soros qui a bâti presque toute son immense fortune en y spéculant !

    La politique monétaire est une chose, le résultat sur les places financières et l’économie réelle toute autre chose.

    Il suffit de penser aux dévaluations à répétition qu’a connues la France entre 1981 et 1985. Les marchés monétaires en faisaient peu de cas et c’est précisément pour cela qu’il fallut à chaque fois re-dévaluer pour mettre en adéquation la valeur officielle du franc avec celle du marché.

  • mais décidée arbitrairement par des autorités publiques
  • Qu’il y ait une part d’arbitraire dans les décisions des autorités publiques est une évidence.

    Sans doute Salin oublie-t-il que la fixation valeur d’une monnaie est une des fonctions régaliennes (de «rex, régis : roi» de l’Etat souverain.

    Cela le gène terriblement que le marché financier ne soit pas l’Empereur de la planète auquel tout devrait être soumis, les choses comme les humains..

    J’y verrais bien la marque de la “Bête” de l’Apocalypse : “de façon que personne ne pût acheter ou vendre sans être marqué du nom de la Bête ou du chiffre de son nom (…) car c’est le chiffre d’un homme, et ce chiffre est 666″. (Apocalypse 13 - 17 & 18)

    Mais l’Etat, même minimum, demeure le dernier rempart contre de telles prétentions exorbitantes (du droit commun). Même s’il ne protège plus guère les citoyens, il n’en demeure pas moins le garant d’un certain nombre de règles.

    En maîtrise, un prof de droit commençait son cours de politique économique en précisant que quand bien même les autorités publiques se prévalaient-elles de l’absence d’intervention dans le domaine économique (le «laisser-faire» libéral) c’était déjà en soi une forme de politique économique.

  • Troisième paragraphe
  • Pour que ce capitalisme financier prenne fin, il faudrait ou bien que tout le système financier soit étatisé - ce qui est exclu
  • «Etatisé» ! Ah ! quel gros mot… d’une grossièreté à nulle pareille ! S’il est obligé de le prononcer, il doit en résulter séance tenante une attaque de muguet ou d’urticaire géant dans sa bouche… Vite ! vite ! rincer cette saleté sans nom…

    Pour l’instant, il apparaît bien qu’aux Etats-Unis et dans un certain nombre de pays européens l’Etat soit obligé d’inter-venir financièrement pour recapitaliser des banques, assurances ou autres établissements de crédit.

    Ce qui lui donne automatiquement droit de regard sur la gestion. Je ne saurais dire en l’état des choses si l’on assiste à une nationalisation (partielle pour l’instant) ou seulement une participation au capital qui assure une nécessaire minorité de blocage dans les instances dirigeantes. Ce qui peut paraître largement suffisant et obère bien moins les finances publiques.

    Oserais-je rappeler à Son Auguste Suffisance que par exemple la Banque de France devint un établissement public précisément en raison de l’incapacité des représentants des intérêts privés à gérer rationnellement et dans l’intérêt général la création et la gestion de la monnaie (de même pour l’électricité, le gaz et les chemins de fer).

    Il restera qu’aux niveaux national et international des règles strictes devront être mises en place - et leur application efficacement contrôlée par des organismes officiels - pour que les marchés financiers cessent de faire la loi, en étant eux-mêmes soumis à aucune règle.

  • ou qu’il explose parce qu’il constituerait un système incohérent, ce qui n’est pas le cas

    C’est encore une fois tout de même bizarre : Pascal Salin chausse à l’évidence des lunettes qui déforment la réalité : il s’inscrit en faux contre le diagnostic sans concession fait de façon pour une fois quasi unanime par la plupart des observateurs et analystes, quand bien même différeraient-ils sur des questions de détail :

    le système financier tel qu’il fonctionne aujourd’hui est pervers et n’obéit à aucune cohérence économiquement justifiée. La gravité de la crise actuelle ne faisant que renforcer ce constat.

    Le système n’est pas seulement incohérent, il est fou : mégalomane et quasi schizophrène : en dehors de la réalité, dans une bulle remplie de délires extravagants, dont celui de tirer toujours davantage de fric sans prendre en compte les possibilités matérielles et humaines de l’économie réelle – traitées comme des artefacts dont il convient de se débarrasser au maximum.

    Je suppose qu’à l’instar du schizo, toute rencontre du marché financier - tel qu’envisagé par Salin - avec la réalité et les humains, les «vrais gens» est considérée comme une agression intolérable de son «moi»…

  • Sur le long terme, la crise actuelle apparaîtra comme un simple accident de parcours
  • Ah ! oui… A peu près aussi insignifiant que la crise de 1929 et la grande dépression qui suivit, laquelle est directement responsable de la montée du nazisme en Allemagne et de toutes les horreurs qui ont suivi !

    Ce n’est pas par hasard que la Conférence de Bretton-Woods - qui instaura le système monétaire international et créa, entre autres, le Fond monétaire international (FMI) eut lieu en 1944, avant même la fin définitive des hostilités. Et qu’il existait de la même manière un très large consensus pour mettre en place l’Etat-providence.

    Il y a eu depuis 1973 (le premier choc pétrolier) de nombreuses crises économiques, financières ou monétaires. Mais aucune n’a pris les mêmes proportions que la «vague folle» actuelle qui menace de submerger l’ensemble des économies de tous les continents.

    D’autant que s’y ajoutent d’autres crises, également liées à la spéculation : matières premières, pétrole, inflation et pénuries alimentaires.

    Salin n’en a cure : seule l’intéresse la défense mordicus de ce système mortifère qu’il se refuse de voir comme tel. Il est donc bien obligé de minimiser l’importance et l’impact de cette crise.

  • qui aura peut-être permis de liquider les entreprises financières les plus mal gérées
  • Comme s’il s’agissait uniquement d’un simple problème de mauvaise gestion !

    Sans doute certaines banques ou des établissements financiers ont-ils commis plus d’imprudences que d’autres en jouant à cette roulette bien trop au-delà de leurs capacités et sans se soucier nullement de se prémunir suffisamment contre les risques.

    Mais c’est tout le système et la compétition entre les grandes banques d’affaires qui y conviait et tant que cela a marché, l’argent coulant à flot laissait croire que le robinet était intarissable, ce qui faisait oublier le danger. Une sacrée drogue dure !

    Dans la crise actuelle, où aucune banque ne fait confiance aux autres pour leur prêter les moindres subsides (ce qui explique l’intervention des banques centrales) il faut aussi tenir compte et de l’hystérie galopante et des rumeurs…

    D’où viennent-elles et pourquoi ? Qui bono ?

    Des enquêtes sont menées, à la fois pour déterminer s’il y a eu des malversations (Wall Street) et découvrir si cela se peut l’origine des rumeurs (notamment par SMS comme à Hong Kong).

    Une chose est certaine : dès qu’un établissement fait l’objet d’une rumeur, il est fichu ! Cela s’est encore vérifié avec Fortis. Les actions dégringolent à une vitesse faramineuse et aucun démenti, et même les preuves les plus tangibles ne suffiraient à rétablir la situation.

    Est-ce le résultat d’une lutte souterraine pour prendre le contrôle d’établissements à un très faible coût ? La question mérite d’être posée dans un tel monde de prédateurs sans scrupules.

    Et ce d’autant plus que le plan Paulson prévoyait la reprise des actifs «toxiques» par définition non solvables.

  • d’inciter les autres à mieux évaluer les risques
  • Compte la-dessus et bois de l’eau si les activités du marché financier ne sont pas rigoureusement encadrées !

    Comme après chacune des crises graves qui ont émaillé la planète financière depuis 1973, ils reprendront des pratiques aussi douteuses que dangereuses, inventeront des instruments financiers encore plus opaques et pervers, continueront de spéculer sans aucune logique économique.

    Quant à l’évaluation des risques, si l’on ne crée pas des ratios d’endettement draconiens, ils continueront à prendre des engagement spéculatifs bien au-delà de leur niveau de capitalisation.

  • La plus grande menace vient du renforcement probable des réglementations
  • Les règles : le pire ennemi de la finance laissée à ses démons ! Interdire la liberté du renard dans le libre poulailler. ! Tant pis pour les poules : il n’y a que l’appétit du prédateur qui ait droit de cité et justifie la liberté pour elle-même.

    Pour qui la menace, sinon pour les financiers et les traders déjantés ?

    S’ils ne peuvent plus se remplir les fouilles, bénéficier de faramineux «bonus» en mettant l’ensemble des économies de la planète à feu et à sang, si leur rémunération, comme celle des dirigeants n’est pas limitée et non plus assise sur des risques insensés, c’est la fin du monde !

    Mais c’est précisément pour éviter la fin réelle du monde et le chaos qui nous menacent tous et menacent en mêmes temps et l’économie réelle et les établissements financiers eux-mêmes de la faillite généralisée qu’il importe de mettre en place une réglementation efficace.

    Je ne vous avais pas menti : aucune phrase qui ne soit la plus belle des conneries !


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    LES COMMENTAIRES (1)

    Par Anarcap
    posté le 16 avril à 17:20
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    Alors écoute, mon con, lorsque tu auras dépassé le stade d'esclave et que tu t'ouvriras d'autres perspectives tu découvriras que ce monsieur est probablement l'un des plus grands intellectuels français de nos temps. Ultra-libéral, non , juste libéral ou si tu préfère anarcho-capitaliste, mais ce sont des choses qui doivent te dépasser. Si tu veux continuer ce débat je sarais ravi d'infirmer tes convictions points par points, et je vais même jusqu'a présenter mes excuses pour le début de mon commentaire. Mais à attaques idiotes réponses idiotes. Nous pouvons commencer comme ceci: - Où en serait tes idées sans l'imposition de la loi? - Le renard est vraiment le système qui pose comme fondements le libre échange ou ton état interventionniste qui utilise la pression de la loi?

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