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TAXI ANGLAIS : saison 4… Tout, tout, tout, vous saurez tout…

Publié le 18 septembre 2008 par Pashei2

“  LE NOIR VOUS VA SI BIEN….  ” 

TAXI ANGLAIS : saison 4… Tout, tout, tout, vous saurez tout…

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TAXI ANGLAIS : saison 4… Tout, tout, tout, vous saurez tout…
 

Le noir vous va si bien..

Et tout est si facile, quand tout est unit.

Mais, Vous êtes, la peur et l’inconnu, le masque et le secret. On n’ose vous approcher, et pourtant tant de désirs… Vous êtes l’unité, le pur, l’absolu.

Du noir, jaillit la lumière, celle qui renvoie à son image ; Miroir, Miroir, retourne toi, pour que je me regarde.

« De son union avec le vent, naquit un œuf d’argent, duquel naquit, le désir qui meut l’univers. Ses enfants étaient le ciel et la terre, le soleil et la mort. Matrice universelle, la nuit, fut considérée comme source de toute création sous la lumière . » (poèmes Orphiques).

Quand des profondeurs de la nuit, je vis les étoiles illuminées le ciel, je compris que rien n’était éternel ; Peu à peu, le noir cédait la place aux astres renaissants de mille feux. Puis vînt le jour, avec ce bleu intense, de toute sa force il  reprit son éclat pour éclairer et réveiller dans leur sommeil les hommes endormis. Et du noir, le mat succédait au brillant, l’unité cédait la place à l’humanité pour que chacun s’offre à la création.

Seul, j’étais un, réduit à ma simple expression, enfermé dans ce noir obscure ; A deux nous étions tout.

TAXI ANGLAIS : saison 4… Tout, tout, tout, vous saurez tout…
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Si rien n’est alors éternel,  une seule chose ne pourra s’éteindre, pour les rois et les reines, les courtisans et les seigneurs, les gueux et les indigents, rassemblés ils deviendront  tous égaux,  car avant la Mort, ils seront tous réunis devant l’Amour.

Anne de Boleyn

Le temps s’est élancé, délaissant sur son passage les amants. Mais dans ses bras,  Anne de Boleyn et Henri VIII sont restés éternels pour nous transmettre, selon la légende,  ce message d’amour que chacun dans son coeur protège,  en souvenir d’un amour éternel.

Henri VIII

Alas, my love, you do me wrong,
To cast me off discourteously.
For I have loved you well and long,
Delighting in your company.

Chorus:
Greensleeves was all my joy
Greensleeves was my delight,
Greensleeves was my heart of gold,
And who but my lady greensleeves.

Your vows you’ve broken, like my heart,
Oh, why did you so enrapture me?
Now I remain in a world apart
But my heart remains in captivity.

Chorus

I have been ready at your hand,
To grant whatever you would crave,
I have both wagered life and land,
Your love and good-will for to have.

Chorus

If you intend thus to disdain,
It does the more enrapture me,
And even so, I still remain
A lover in captivity.

Chorus

My men were clothed all in green,
And they did ever wait on thee;
All this was gallant to be seen,
And yet thou wouldst not love me.

Chorus

Thou couldst desire no earthly thing,
but still thou hadst it readily.
Thy music still to play and sing;
And yet thou wouldst not love me.

Chorus

Well, I will pray to God on high,
that thou my constancy mayst see,
And that yet once before I die,
Thou wilt vouchsafe to love me.

Chorus

Ah, Greensleeves, now farewell, adieu,
To God I pray to prosper thee,
For I am still thy lover true,
Come once again and love me.

Rose Anne de Boleyn

rose Ane Boleyn

Rien n’est noir ou blanc. Choisir l’un ou l’autre, c’est rejeter l’un et l’autre. 

A chacun sa voie, a chacun sa foi, pour autant que l’on respecte l’autre même s’il est différent,

“Aimons nous les uns les autres” pour certains en 1968 !  ” Aimez vous les uns les autres ! ” pour d’autres  dans la Bible.  

Ce message d’amour, est  dans toutes les religions. “Religare” relier les hommes les uns aux autres.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Un principe moderne, pour de vieilles idées : la laïcité.

Que nous dit-elle, que rien n’est blanc ni noir, et que dans le gris nous trouvons nos différences pour nous enrichir mutuellement, et pourquoi pas s’aimer les uns les autres.

A ceux qui doutent, j’offre ce texte extraordinaire, qui doit être lu et encore lu,…

Discours de VICTOR HUGO, 15 janvier 1850, contre le projet de loi Falloux

J’aborde immédiatement la question dans sa réalité positive actuelle. Je la prends où elle en est aujourd’hui, au point relatif de maturité où les événements, d’une part, et, d’autre part, la raison publique, l’ont amenée.

A ce point de vue restreint, mais pratique, de la situation actuelle, je veux, je le déclare, la liberté de l’enseignement ; mais je veux la surveillance de l’État, et comme je veux cette surveillance, effective, je veux l’État laïque, purement laïque, exclusivement laïque. L’honorable M. Guizot l’a dit avant moi ; en matière d’enseignement, l’État n’est pas et ne peut être autre chose que laïque.

Je veux, dis-je la liberté de l’enseignement sous la surveillance de l’État, et je n’admets, pour personnifier l’État dans cette surveillance si délicate et si difficile qui exige le concours de toutes les forces vives du pays, que des hommes appartenant sans doute aux carrières les plus graves mais n’ayant aucun intérêt, soit de conscience, soit de politique, distinct de l’unité nationale.

C’est vous dire que je n’introduis, soit dans le conseil supérieur de surveillance, soit dans les conseils secondaires, ni évêques ni délégués d’évêques. J’entends maintenir, quant à moi, et au besoin faire plus profonde que jamais, cette antique et salutaire séparation de l’Église et de l’État, qui était la sagesse de nos pères, et cela dans l’intérêt de l’Église comme dans l’intérêt de l’État.

Je viens de vous dire ce que je voudrais Maintenant, voici ce que je ne veux pas :Je ne veux pas de la loi qu’on vous apporte.

Pourquoi?

Messieurs, cette loi est une arme. Une arme n’est rien par elle-même ; elle n’existe que par la main qui la saisit. Or, quelle est la main qui se saisira de cette loi?

Là est toute la question. Messieurs, c’est la main du parti clérical.

Messieurs, je redoute cette main ; je veux briser l’arme, je repousse le projet. Cela dit, j’entre dans la discussion.

J’aborde tout de suite, et de front, une objection qu’on fait aux opposants placés à mon point de vue, la seule objection qui ait une apparence de gravité .On nous dit: “Vous excluez le clergé du conseil de surveillance de l’État, vous voulez donc proscrire l’enseignement religieux?

Messieurs, je m’explique. Jamais on ne se méprendra, par ma faute, ni sur ce que je dis ni sur ce que je pense.

Loin que je veuille proscrire l’enseignement religieux, entendez-vous bien? Il est, selon moi, plus nécessaire aujourd’hui que jamais. Plus l’homme grandit, plus il doit croire. Plus il approche de Dieu, mieux il doit voir Dieu.

Je veux donc, je veux sincèrement, fermement, ardemment, l’enseignement religieux, mais je veux l’enseignement de l’Église et non l’enseignement religieux d’un parti. Je le veux sincère et non hypocrite. Je le veux ayant pour but le ciel et non la terre; je ne veux pas qu’une chaire envahisse l’autre ; je ne veux pas mêler le prêtre au professeur. Ou, si je consens à ce mélange, moi législateur, je le surveille, j’ouvre sur les séminaires et sur les congrégations enseignantes l’oeil de l’État, et, j’y insiste, de l’État laïque, jaloux uniquement de sa grandeur et de son unité.

Jusqu’au jour, que j’appelle de tous mes voeux, où la liberté complète d’enseignement pourra être proclamée, et en commençant je vous ait dit à quelles conditions, jusqu’à ce jour-là, je veux l’enseignement de l’Église en dedans de l’Église et non au dehors. Surtout je considère comme une dérision de faire surveiller, au nom de l’État, par le clergé l’enseignement du clergé. En un mot, je veux, je le répète, ce que voulaient nos. pères, l’Église chez elle et l’État chez lui.

L’Assemblée voit déjà clairement pourquoi je repousse le projet de loi ; mais j’achève de m’expliquer.

Messieurs, comme je vous l’indiquais tout à l’heure, ce projet est quelque chose de plus, de pire, si vous voulez, qu’une loi politique, c’est une loi stratégique. Je m’adresse, non, certes, au vénérable évêque de Langres, non à quelque personne que ce soit dans cette enceinte, mais au parti qui a, sinon rédigé, du moins inspiré le projet de loi, à ce parti à la fois éteint et ardent, au parti clérical. Je ne sais pas s’il est dans le gouvernement, je ne sais pas s’il est dans l’assemblée; mais je le sens un peu partout. Il a l’oreille fine, il m’entendra. Je m’adresse donc au parti clérical et je lui dis Cette loi est votre loi. Tenez, franchement, je me défie de vous.

Instruire, c’est construire. Je me défie de ce que vous construisez. Je ne veux pas vous confier l’enseignement de la jeunesse, l’âme des enfants, le développement des intelligences neuves qui s’ouvrent à la vie, l’esprit des générations nouvelles, c’està-dire l’avenir de la France, parce que vous le confier ce serait vous le livrer.

Il ne me suffit pas que les générations nouvelles nous succèdent, j’entends qu’elles nous continuent. Voilà pourquoi je ne veux ni de votre main ni de votre souffle sur elles. Je ne veux pas que ce qui a été fait par nos pères soit défait par vous.

Votre loi est une loi qui a un masque.

Elle dit une chose et elle en ferait une autre. C’est une pensée d’asservissement qui prend les allures de la liberté. C’est une confiscation intitulée donation. Je n’en veux pas.

C’est votre habitude. Quand vous forgez une chaîne, vous dites : ” Voici une liberté ! ” Quand vous faites une proscription, vous criez : “Voilà une amnistie
Et vous voulez être les maîtres de l’enseignement

Et il n’y a pas un poète, pas un écrivain, pas un philosophe, pas un penseur, que vous acceptiez ! Et tout ce qui a été écrit, trouvé, rêvé, déduit, illuminé, imaginé, inventé par les génies, le trésor de la civili-

sation, l’héritage séculaire des générations, le patrimoine commun des intelligences, vous le rejetez! Si le cerveau de l’humanité était là devant vos yeux, à votre discrétion, ouvert comme la page d’un livre, vous y ferez des ratures!

Convenez-en!

Et vous réclamez la liberté d’enseigner ! Tenez, soyons sincères ; entendons-nous sur la liberté que vous réclamez c’est la liberté de ne pas enseigner.

A qui en voulez-vous donc ? Je vais vous le dire vous en voulez à la raison humaine. Pourquoi? Parce qu’elle fait le jour. Oui, vou!ez-vous que je vous dise ce qui vous importune ? C’est cette énorme quantité de lumière libre que la France dégage depuis trois siècles, lumière toute faite de raison, lumière aujourd’hui plus éclatante que jamais, lumière qui fait de la nation française la nation éclairante, de telle sorte qu’on aperçoit la clarté de la France sur la face de tous les peuples de !’univers.

Eh bien cette clarté de la France, cette lumière libre, cette lumière directe, cette lumière qui ne vient pas de Rome, qui vient de Dieu, voilà ce que vous voulez éteindre, voilà ce que nous voulons conserver!

Je repousse votre loi. Je la repousse parce qu’elle confisque l’enseignement primaire, parce qu’elle dégrade l’enseignement secondaire, parce qu’elle abaisse le niveau de la science, parce qu’elle diminue mon pays.

VICTOR HUGO


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