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Tahiti, nouvelles d’automne

Publié le 05 octobre 2008 par Argoul

LE TROU DU SOUFFLEUR

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Sur la côte Est, au PK 22,2, l’Océan, en l’absence du récif barrière, se précipite dans une cavité naturelle creusée dans la roche basaltique, sous la route de ceinture. Les vagues s’engouffrent avec force dans cette caverne. Sous l’effet de la pression, l’eau ressort avec une grande violence par un orifice situé dans le plafond de la grotte en un geyser d’eau pulvérisée produit par la compression de la vague. Un grondement sourd accompagne alors ce jet puissant de gouttelettes d’eau, côté montagne, à la sortie d’un virage serré !
Le souffle du Dragon s’échappe d’un trou entre la route et la falaise, si puissant qu’il pourrait vous faire tomber à terre. Et, bien sûr, plus la mer est forte, plus l’effet est impressionnant, plus le grondement est impressionnant et plus la quantité d’eau pulsée est importante.

LES TROIS CASCADES DE FAARUMAI

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Un kilomètre après le Trou du Souffleur, une petite route s’enfonce côté montagne bordée d’opuhi, de bananiers, de mape. Après avoir laissé la voiture sur une placette, une jolie promenade le long de la rivière vous mène à la première cascade VAIMAHUTA. Un saut vertical de 100 mètres à travers la végétation alimente une piscine naturelle qui est depuis quelque temps interdite à la baignade !
Les deux autres cascades sont plus difficiles d’accès, parcours glissant par temps de pluie, passages malaisés …

SALON DU TIFAIFAI

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Cette année, le thème était : La vallée.
Pour participer à l’exposition, les artisans doivent obligatoirement présenter UN tifaifai répondant au thème «  La vallée ». Chaque année, le thème est choisi et imposé par le bureau de l’association.
Le TIFAIFAI est arrivé au 18e siècle avec les missionnaires européens qui apportent du tissu jusqu’alors inconnu en Polynésie. La matière est précieuse, on ne doit pas la gâcher, chaque chute, si petite soit-elle, est réutilisée. C’est la naissance du tifaifai.

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On assemble des morceaux de tissu qui deviennent des couvertures, des couvre-lits, des coussins. Plusieurs semaines voire plusieurs mois seront nécessaires à ces confections. Les artisanes cousent les tifaifai à la main, au point de côté. Certaines piquent leurs tifaifai à la machine à coudre, ce qui va plus vite et revient moins cher à la vente. Il faut noter qu’un beau tifaifai, cousu main, couverture 2 places, pourra être vendu de 50.000 à 80.000FCP (419E à 670E). Ce qui n’est pas très cher vu le travail fourni. On peut acheter des « préparations » de tifaifai, découpé, bâti pour environ 30.000FCP (251€). A vos aiguilles… bon courage !
Le tifaifai est ici un cadeau traditionnel.

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JUSTICE, JUSTICE

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Voici la Une des nouvelles de Tahiti du lundi 29 septembre 2008.
« La Justice sur tous les fronts

TRIBUNAL ADMINISTRATIF :
Huit ex-ministres pour 3 mois d’indemnités à 840.000 FCFP ( 7.039 E x 8x 3)
Le shérif de Mahina (Emile Vernaudon) et 4 élus municipaux pour un an d’inéligibilité

CHAMBRE TERRITORIALE DES COMPTES
De « l’utilité publique » des 265 millions (2.220.732 E) indûment perçus par 23 « gestionnaires de fait ».

ENQUËTE DE LA DNIF
Teina Maraeura entendu sur le FDA  »

« PROSTITUTION A CIEL OUVERT »

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Dans la Dépêche de Tahiti du vendredi 26 septembre 2008, on pouvait lire dans le courrier des lecteurs la lettre suivante signée Hinano V.

 « On nous rebat les oreilles avec une petite boutique de gadgets…
Tahiti, nouvelle destination touristique transsexuelle mondiale, le projet ?…
D’accord, nos raerae nous font sourire et en Polynésie nous aimons la tolérance…
Or aujourd’hui, après 19 heures, si pour rentrer chez vous avec vos enfants vous ne passez pas par le front de mer mais par la seule alternative qui est la rue Dumont d’Urville, vous avez droit aux spectacles des sacs à main virevoltants, minijupes et autres faux seins à l’air…

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Après 20h30, c’est carrément toute la ville qui est envahie…
A force de voir tout cela, cet argent facile, leurs concours de beauté dans les journeaux, le côté pittoresque de la chose, on en oublie la face sordide du problème…
Ce laisser-aller est tel, que tout le long de la rue où se trouve Odyssey jusqu’à la rue Dumont d’Urville encore, fait nouveau, depuis deux ans fourmillent maintenant de jeunes garçons homosexuels. Et, d’après, un de mes neveux, raerae lui-même, il circule que parmi ces garçons (qui eux pratiquent l’acte total) trois viennent de contracter le sida avec des hommes de passage…
Au niveau du droit, le racolage ou l’exhibition sont interdits sur la voie publique, il y a donc manifestement infraction… »

Précisions de Sabine : une nouvelle boutique, interdite aux moins de 18 ans, vitres fumées ne laissant rien paraître à ceux qui passent dans la rue, ou sur le trottoir, que je n’ai pas encore visitée, est la cible de certains bien-pensants. Cette boutique vend des habits, des objets coquins MAIS - sacrilège - déchaîne les foudres de certains car elle se situe près de la cathédrale, et près d’un collège catholique. Odyssey est une « grande » librairie, un peu une « petite » FNAC.
Pour les raerae, relire ce qui avait déjà été publié dans le blog.

Voilà pour les news de ce début d’automne pour changer avec les soucis de la crise financière  et bancaire mondiale. Sous les tropiques, on est loin de tout et l’on a d’autres préoccupations !

Merci de vos futurs commentaires !
Il commence à faire très chaud et nous entrons dans la saison des petites pluies.
De mon balcon en regardant mes tomates cerises rougir, je vous fais la bise.

Sabine


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