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La Cub toujours pas très sport

Publié le 06 octobre 2008 par Bordeaux7
Le vieux débat sur l’absence de compétence de la Cub dans le domaine du sport a ressurgi vendredi
Lors du conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub) vendredi, la délibération concernant la reconduction de la subvention versée à la manifestation d’athlétisme Décastar, à Talence, a suscité la grogne des conseillers communautaires du groupe Verts. Leur grief : le financement de la manifestation sportive relève du pôle «Développement économique», faute de l’existence d’un pôle «Sport» au sein de la Cub. Franck Joandet, adjoint à la mairie de Bègles, a saisi l’occasion pour remettre sur la table le débat récurrent sur l’absence de compétence politique de la Cub dans le domaine du sport. Il a été suivi par Pierre Hurmic, chef de file des Verts bordelais. «Nous ne devrions pas financer cette opération puisque la Cub refuse avec obstination d’élargir sa compétence aux domaines sportif et culturel», s’insurge Pierre Hurmic. Lui et les autres conseillers Verts se sont donc abstenus lors du vote. La subvention, d’un montant de 61 000 €, a été validée par le conseil. Selon Franck Joandet, le biais utilisé pour subventionner Décastar n’est peut-être pas étranger au fait que le maire de Talence, Alain Cazabonne, soit également vice-président de la Cub. Avant le vote, l’élu béglais a fait part de son regret de voir le sport de haut niveau se développer hors de la Cub. «Bordeaux fait pâle figure dans sa propre région, explique le conseiller. La première division de rugby est dans les Pyrénées-Atlantiques et dans les Landes, tout comme le basket. Il n’y a plus de handball à Bordeaux, seul le Bassin d’Arcachon arrive à avoir une équipe féminine». Les clubs de handball féminin de Bègles et Mérignac ont en effet aujourd’hui un budget trop faible pour pouvoir continuer à évoluer dans l’élite. «Si on regarde aujourd’hui le paysage du sport de haut niveau à Bordeaux, on se rend compte qu’on est dans le désert, poursuit Franck Joandet. Mis à part les Girondins, il n’y a rien». Et de citer en exemple les autres communautés urbaines françaises qui ont passé le pas, à l’instar de Montpellier qui soutient les clubs sportifs et les associations de son agglomération depuis 2002. «Là-bas tous les sports collectifs sont en 1ère et 2e division en national», note le conseiller. Le sport ne semble donc pas pour l’heure intéresser la Cub. Lancé en 2006, le comité de réflexion sur l’évolution des compétences de la Cub, présidé par Michel Sainte-Marie, maire de Mérignac, n’a à ce jour pas fourni de propositions allant dans ce sens.
Annabelle Georgen

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