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Mondial de l’Automobile 2008 (1) - On améliore l’existant…

Publié le 07 octobre 2008 par Anne-Sophie

Impossible d’y échapper ces jours-ci, tout le monde parle du Mondial de l’Automobile! L’occasion pour Elvire, notre spécialiste des questions de mobilité, de s’attarder sur les progrès effectués dans le secteur: après des années de course à la puissance, à la sécurité, nous sommes aujourd’hui dans la course à l’écologie. De nouveaux arrivants bousculent le marché, mais les principaux acteurs ne baissent pas les bras et répondent parfois avec des solutions pertinentes. Dans un premier temps, ils prennent soin d’améliorer l’existant et dans un deuxième temps de développer des nouveaux véhicules. Commençons donc aujourd’hui avec l’amélioration de l’existant…

Le salon de l’automobile a ouvert ses portes à Paris samedi dernier et prendra place jusqu’au 19 octobre 2008 au palais des expositions de la Porte de Versailles. Les constructeurs vont devoir séduire des consommateurs de plus en plus exigeants. Avec le prix du carburant, les malus écologiques, les contrôles anti-pollution, la voiture a perdu de sa superbe… dans un marché qui affiche aujourd’hui une vraie morosité. Faut-il en déduire qu’à repousser sans cesse l’échéance écologique, l’industrie automobile se trouve fort dépourvue ? Nous avons tous en tête le triste sort des Big Three (GM, Ford et Chrysler) qui se débâtent avec des difficultés financières, une baisse de leur part de marché et des gammes boudées par les acheteurs, qui remplissent leur parking de 4×4 et autres light truck invendus ? Qu’en est-il en Europe ?

Si l’on en croit la presse spécialisée, cinq modèles de véhicules retiennent l’attention des visiteurs. Les cinq futurs best seller de l’année 2009 seraient la Citroën C3 Picasso, Ford Fiesta, Opel Insigna, Renault Mégane III, Volkswagen Golf VI. Cinq modèles qui clament des avancées plus ou moins intéressantes sur le plan environnemental.

Crédits photos de haut en bas et de gauche à droite :
Mondial de l’Automobile 2008, Ford Fiesta, Opel Insigna,
Citroën C3 Picasso, Renault Mégane III, Volkswagen Golf VI

Après des années de course à la puissance, à la sécurité, nous sommes aujourd’hui dans la course à l’écologie. De nouveaux arrivants bousculent le marché, mais les principaux acteurs ne baissent pas les bras et répondent parfois avec des solutions pertinentes. Dans un premier temps, ils prennent soin d’améliorer l’existant et dans un deuxième temps de développer des nouveaux véhicules.

Améliorer l’existant

Les constructeurs n’ont pas le choix, tous font un effort pour réduire leur impact sur l’environnement. Des constructeurs de luxe comme Ferrari s’y mettent aussi ; l’entreprise a d’ailleurs annoncé qu’elle mettait tout en place pour que la quantité de CO2 émise par ses bolides soit réduite de 40 % d’ici quatre ans. Mais aux vues des volumes de vente du constructeur de Maranello et au kilométrage annuel moyen parcourus par les modèles Ferrari, cela tient du symbole. Signe fort néanmoins que dans la clientèle Ferrari, il y a des clients qui ne souhaitent plus passer pour des irresponsables. Et la marque de luxe transalpine s’est peut-être lassée de voir des stars hollywoodiennes préférer une Prius à la nouvelle California.

La plupart des constructeurs présentent des modèles moins émetteurs de CO2 que les années précédentes. La Ford Fiesta, qui est aussi proposée en version Econetic, est plus légère d’une centaine de kilos et émet ainsi moins de 100 g de CO2 par km. La Daihatsu Cuore est une autre bonne référence. Ce véhicule citadin qui ne pèse que 765kg, émet également moins de 100g de CO2 par km. C’est à se demander pourquoi ce modèle si apprécié à l’étrange est encore boudé par les automobilistes français. Cette amorce de bon sens, qui était déjà la devise de Colin Chapman il y a 40 an, “l’ennemi, c’est le poids”, annonce peut-être la fin de cette surcharge pondérale qui touchait l’automobile. Reste à déterminer ce qu’il faudra supprimer dans la course à la technologie embarquée et jusqu’à quelle limite les acheteurs seront d’avis de ramener le niveau de sécurité. Ce sont en effet la quête aux 5 étoiles EuroNCAP et la multiplication des ajouts de confort qui ont littéralement plombé nos voitures. Une Logan est certes légère mais ne peut se prévaloir d’un haut niveau de sécurité, de technologie dernier cri ou d’une insonorisation optimum. Le carbone, l’aluminium et autres matériaux composites ne pouvant financièrement se substituer à moindre coût au bon vieil acier…

La voie la plus simple est donc l’amélioration de modèle classique: travail aérodynamique, pneus verts et climatisation électrique voir système stop/star à l’arrêt font leur apparition sur les modèles verts. La Golf VI sera aussi déclinée en version Golf BlueMotion qui, comme le modèle Ecomotive de Seat, émettra moins de 100g de CO2 par km. Dans la version standard, la Golf VI émet tout de même entre 119 et 149g par CO2 selon les motorisations. Comme la Ford Fiesta, la Mégane III sera plus légère mais de 8kg seulement, c’est probablement la raison pour laquelle elle émet 156g de CO2 par km en version essence, échappant ainsi de justesse au malus écologique. 8kg de moins, sans doute parce que la roue de secours (qui pèse environ 15kg) a été remplacée par un kit anti-crevaison…

Crédits photos de haut en bas et de gauche à droite :
Honda Civic hybride, Chevrolet Cruze
Volvo C30, S40 et V50 DRIVe

Il faut noter que les modèles standard restent dans une moyenne assez élevée d’émissions de CO2, entre 130g et 160g de CO2 par km. C’est assez décevant compte tenu que ces voitures neuves vendues dès l’année prochaine seront sur les routes pendant encore quelques années. Et il reste surprenant que ces modifications minimes mais néanmoins efficaces ne soient pas les nouveaux standards de production et entraînent parfois un surcoût à l’achat…

Concernant la consommation d’essence, certains modèles sont à privilégier. Chevrolet présentera la Cruze, une berline dotée d’un bloc turbo 1.4 de 140 ch qui ne consomme que 5,2 l/100 km, soit à peine plus que la Prius II dont la consommation s’établit à 5,1 l/100 km et que la Honda Civic Hybrid qui affiche 4,9 l/100 km (et ceci sans hybridation). La Ford Fiesta ECOnetic fait encore mieux, avec son bloc 1.6 de 90 ch qui ne consomme que 3,7 l d’essence au 100 km. Volvo exposera la C30 qui affiche une consommation de 4,4 litres aux 100 km et n’émet 115 g CO2/km ; et les modèles S40 et V50 DRIVe, qui consomment 4,5 litres aux 100 km et rejettent 118 g CO2/km La Lotus Eco Elise sera quant à elle moins gourmande et arborera sur son tableau de bord un indicateur du rapport le mieux adapté à la vitesse de la voiture pour aider les conducteurs à optimiser leur conduite. Relativisons néanmoins ces beaux chiffres, rarement reproduits lors des essais par des journalistes de la presse spécialisée ou par le particulier lors de son utilisation quotidienne…


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