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Suisse : potentiel d'utilisation des rejets de chaleur des eaux usées

Par Marc Chartier

Vu les prix élevés du pétrole et la taxe CO2 sur les combustibles prélevée depuis début 2008, l'utilisation des rejets de chaleur des eaux usées communales au moyen de pompes à chaleur présente déjà un grand potentiel économique. Celui-ci augmentera encore considérablement à l'avenir, comme le montre une étude que l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) a publiée dans le cadre de son programme de recherche Fondements de l'économie énergétique (FEE).

Avec un prix actuel dépassant les 100 francs suisses par 100 litres de mazout, le potentiel économique réalisable s'élève à 2,12 térawattheures (2,12 milliards de kilowattheures) par an, ce qui correspond aux besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire de plus de 600.000 habitants. Seule une infime partie de ce potentiel est exploitée à ce jour.

L'étude démontre qu'aujourd'hui, l'utilisation, au moyen de pompes à chaleur, de l'énergie thermique à basse température en provenance des eaux usées communales en vue de chauffer les bâtiments et de préparer l'eau chaude sanitaire est entrée dans la pratique. La rentabilité de l'opération ainsi que ses chances d'être réalisée dépendent fortement des circonstances locales et de diverses conditions-cadres externes. D'où la difficulté d'évaluer le potentiel économique réalisable.

Éditée par l'Office fédéral de l'énergie (OFEN), l'étude «Abwasserwärmenutzung: Potenzial, Wirtschaftlichkeit und Förderung» (utilisation des rejets de chaleur : potentiel, rentabilité et promotion) est disponible en allemand avec un résumé en français.


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