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Weeds (saisons 1 à 4)

Publié le 07 octobre 2008 par Elgade

Parlons un peu de Weeds, série-télé découverte sur Canal + il y a déjà un bout de temps et aujourd'hui reconnue comme l'une des séries phares à ne rater sous aucun prétexte.
En effet, Weeds a connu un démarrage plutôt modeste, si ce n'est timide, mais sa notoriété a éclaté au grand jour à la sortie des coffrets DVD des deux premières saisons. Comme souvent dans ce domaine, ce sont les nouveautés exhibées à la fnac et autres Virgin Megastores qui dictent la loi du plus fort... Ici, la loi de La série.
A l'instar de ces débuts, la saison 1 de Weeds annonce une série plutôt discrète et intimiste. Une sensibilité particulièrement intéressante se développe durant les premiers épisodes. On joue souvent entre humour décalé (voire sarcarstique) et ambiance légèrement - et finement - dramatique. Un équilibre tout à fait apprécié. De quoi retenir l'attention.
L'histoire est très simple: une jeune maman de deux enfants - appelée Nancy - décide, suite au départ prématuré de son défunt mari, de dealer de l'herbe (en anglais weeds) pour payer les factures du ménage. Le spectateur que nous sommes débarque au lendemain du décès de monsieur.
Une situation désespérée, amorce d'une série aujourd'hui encore en production (déjà quatre saisons, bientôt cinq). Amorce qui d'emblée fait peur quant au devenir au long terme de la série...
Malgré quelques moments difficiles, l'héroïne (si elle en est) est très pragmatique et gère tant bien que mal l'absence de son mari oubliant même d'en faire le deuil. Tout cela, on le sent, pour préserver ses enfants et tenter d'aller de l'avant.
L'évolution des personnages pendant cette première saison est intéressante et réfléchie. Chacun (inter)réagissant différemment dans la gestion de la crise. Une sensibilité et une profondeur à fleur de peau.

On pourrait penser que l'ambiance de la série est plutôt dramatique voire pesante au sortir de ce douloureux événement. Mais vous pouvez garder vos mouchoirs pour plus tard. L'humour, comme je vous l'ai dit, est très présent. C'est même le principal axe. Du sens du dérisoir, de l'auto-dérision, du sarcasme ou au contraire du cynisme. Bref, appelez-ça comme vous voudrez, avec Weeds l'humour noir vous est servi sur un plateau d'or blanc. Mordant et ironique.
Quant aux acteurs, il y a autant de talents qu'il y a de personnages différents. Tous très bien mis en valeur tant par ces interprètes que du point du vue du scénario. Ils jouent le vrai. Le travail comme le rendu sont admirables. Des interprêtes de haut vol.

Oui, mais voilà. Il n'y a pas qu'une saison. Et si la saison 2 poursuit une très belle lignée, l'ennui peut se faire sentir aux prémices de la troisième. Et de l'attention, il vous en faudra pour terminer le quatuor bien loin des précédentes saisons... Dur de se renouveler lorsque les évéments s'essouflent d'eux-mêmes. L'apprentie dealeuse (mention spéciale à l'actrice jouant Nancy et son jeu extra-terrestre!) ayant fait ses premiers pas (saison 1), il faut créer du remou. Malheureusement, le scénario manque de crédibilité (à partir de la saison 3) en nous sortant tout un tas de nouveaux éléments pour relancer l'histoire... Petit problème de créativité mal canalisée ou succès mal assumé?
De la même façon, alors qu'au cours des premières saisons on suit une Nancy peu sûre d'elle et naïve en affaires (toujours à se faire rouler par des mieux avisés...), son côté pargmatique prend littéralement le dessus et elle devient la femme froide par excellence, manipulatrice, réussissant tout ce qu'elle touche (ou presque mais quand ce n'est pas le cas, c'est pour relancer le scénario!). Une quasi-tueuse à sang froid qui devient facilement (trop) la Madone de la Weeds. Une image de calcultrice qui ne colle pas avec ses débuts. On regrette amèrement le manque de confiance initiale qui faisait tout le charme du personnage (et il en a!)...
En conclusion, Weeds est une série un brin (d'herbe...hum...) agaçante, comme étant sur sa fin (et nous, on reste sur la nôtre). Mais sans qu'on doive la dénigrer pour autant.
A regarder sans détour... mais à lâcher en retour!
E.

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