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Travail

Publié le 08 octobre 2008 par Didier54 @Partages

Trouvé sur le site internet regard conscient.net des définitions de mots qui valent leur pesant de je ne sais quoi en ces temps où les mots se dénaturent aussi sûrement que la planète se vide de ses ressources fossiles. Gros plan sur un mot qui serait une valeur à restaurer et dont on entend beaucoup parler depuis quelques temps : travail. Le site indique ceci :
Attesté en français vers 1080, le mot travailler est issu du latin populaire tripaliare, signifiant littéralement torturer avec le trepalium – ou « chevalet de torture » (1). Travailler garde aujourd’hui encore le sens originel de faire souffrir physiquement, c’est-à-dire de travailler sur le corps de l’autre. Au XIIe siècle, le sens fut augmenté de « souffrir moralement ». Un siècle plus tard, il devint réflexif et l’expression se travailler signifia « se tourmenter », notamment de remords, d’un péché commis.
Ainsi, après avoir désigné l’extrême souffrance, puis la fatigue et la peine prises à l’exercice d’une activité ou d’un métier, le mot travail fut appliqué à l’activité elle-même, comme source de revenu. La souffrance ayant été déniée, il finit par désigner le résultat du travail et devint, dès le XVe siècle, le synonyme neutre d’une activité productive.

Le processus de négation de l’origine réelle de la souffrance était ainsi bouclé et érigé en interdit de mettre à jour l’exploitation destructrice que l’éducation des classes dominantes faisait de cette souffrance. Cette exploitation est révélée par le sens même du chevalet – ou petit cheval – dressé comme l’enfant pour servir de support aux adultes. Le supplicié étant la manifestation du supplice qu’est, pour la conscience, le fait d’être dressée.

Prochain mot : Honte.


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