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Correcteurs en ligne : le comparatif

Publié le 10 octobre 2008 par Towanda

Correcteurs en ligne : le comparatif

Faire corriger son texte en ligne, automatiquement et gratuitement, c’est possible.

Mais que valent ces correcteurs ? Et qui sont-ils ?

Les résultats en détail
Le texte de test

Première constatation : aucun ne vous fournira une correction fiable à 100%.

Un seul sort du lot, mais il ne vous délivrera pas un texte “Bon à publier” sans effort de votre part.

Bon Patron vous suggère des corrections : avec quelques connaissances (ou dictionnaires) en grammaire, conjugaison, orthographe, vous pourrez finaliser la correction vous-même.
À mon avis, si vous avez ces connaissances et ces réflexes de référence à des dictionnaires, vous n’êtes pas loin de savoir vous corriger sans l’aide d’un correcteur en ligne…
Donc Bon Patron, bon pour vous faire travailler l’orthographe !

Petit Gros hic : comme souvent, avec ces robots de correction, des fautes sont ajoutées à votre prose…

Les correcteurs en ligne sont des robots et traitent l’orthographe avec des algorithmes, c’est à dire qu’ils considère que le langage écrit est d’une logique implacable.
Oui mais non. L’orthographe est tout sauf logique.

Les résultats en détail :

J’ai donc truffé de 24 fautes courantes un extrait du dernier livre de Ken Follett, “Un Monde Sans Fin” (Lire, Octobre 2008) :

  • accords de pluriels et de participes passés,
  • orthographe lexicale,
  • confusions d’homophones,
  • concordance des temps,
  • ponctuation
  • et un zeste de mots issus de la nouvelle orthographe recommandée.

( texte et corrigé dans la suite du billet)

Quatre de ces correcteurs en ligne répondaient à mes critères simples : fonctionnement réel de l’outil, saisie en ligne et correction immédiatement disponible sans inscription ou fourniture de données personnelles.

  • Un correcteur sort donc du lot :

Correcteurs en ligne : le comparatif
Bon Patron
7 erreurs détectées (3 pertinentes, 2 pertinentes mais propositions de correction erronées, une “fausse faute” - orthographe recommandée pas prise en compte une fois sur deux…- et une erreur relevée qui pourrait porter à caution - figure de style)
3 erreurs ajoutées

  • Les trois autres correcteurs testés sont identiques dans le traitement du texte :

Correcteurs en ligne : le comparatif
Retourne au CM1
0 erreur détectée
2 fausses erreurs (la nouvelle orthographe recommandée n’est pas prise en compte, deux fautes repérées qui n’en sont pas…)

Correcteurs en ligne : le comparatif
Orangoo
0 erreur détectée
2 fausses erreurs (la nouvelle orthographe recommandée n’est pas prise en compte, deux fautes repérées qui n’en sont pas…)

Correcteurs en ligne : le comparatif
Stars 21
0 erreur détectée
2 fausses erreurs (la nouvelle orthographe recommandée n’est pas prise en compte, deux fautes repérées qui n’en sont pas…)


Voici le texte avec mes fautes : au survol des mots en bleu, les explications.

Extrait du dernier livre de Ken Follett, “Un Monde Sans Fin” (Lire, Octobre 2008) :

“Gwenda navet pas peur du noir, et pourtant elle n’avait que huit an.

Quand elle ouvrit les yeux et ne vie que l’obscurité autour d’elle, elle n’en fut aucunement effrayé. Elle savait ou elle se trouvait: étendue à même le sol sur de la paille, auprès de sa mer, dans le long bâtiment en pierre du prieuré de Kingsbridge qu’on appelait l’hospice. A en juger d’après la chaude odeur de lait qui chatouillait ses narines, Ma devait nourrir le bébé qui venait de naitre et n’avait pas encore de nom. À côté d’elle, il y avait Pa et, juste après, Philémon, son frère de douze ans. Plus loin, d’autres familles se seraient les unes contre les autres, comme des moutons dans un enclos. Mais, bien que la salle soit bondée, dans le noir, on ne les distingue pas. On sentait seulement l’odeur puissante de leurs corps chaud.

La naissance de l’aube annoncerait la Toussaint - fête d’autant plus remarquable cette année qu’elle tombait un dimanche. La nuit sur le point de s’achever clôturer une journée de grands dangers car, en cette veille du jour où l’on célébrait tous les saints, les esprits malins se déchainaient et rodaient en liberté de par le monde. Tout un chacun le savait, et Gwenda ne faisait pas exception. C’était pour se tenir à l’écart de ce péril que les centaines de fidèles à l’instar de sa famille était venue des villages voisins se réfugiaient dans ce lieu sacré qu’était le prieuré pour y attendre l’heure de se rendre à matines.

Comme toute personne dotée d’un temps soit peu de raisin, Gwenda se méfiait des esprits mauvais. Toutefois, il était une chose qu’elle appréhendait, plus encore une chose qu’elle devrait accomplir pendant l’office. Pour l’heure, elle s’efforçait de la chasser de ses pensées, tout en scrutant la morne obscurité alentours. Le mur en face d’elle était percé d’une fenêtre en ogive - plus exactement d’une ouverture sans vitre, car seuls les édifices les plus importants possédaient de véritable fenêtre avec des vitres, comme on le lui avait expliqué. Ici, une tenture en l’un empêchait l’air froid de l’automne de pénétrer - une tenture épaisse, assurément, car le mur était d’une même noirceur opaque d’un bout à l’autre. Pour une petite fille qui redoutait tant l’arrivée du matin, ces ténèbres ont quelque chose de rassurant.”

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