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Sauver les riches ou réguler le système ?

Publié le 15 octobre 2008 par Jfa

J’examine, comme chacun je pense, je scrute quotidiennement les propositions des uns et des autres chefs de gouvernements de la planète pour sinon résoudre, au moins atténuer les effets de la crise qui s’annonce.

J’avoue qu’il y a des choses qui ne manquent pas de sel. Voir Paulson nationaliser, Merkel annoncer qu’elle ne se l’interdira pas, Brown ex-ministre des finances de T. Blair faire de même et se plaindre que la Communauté européenne ne soit pas assez solidaire. Voir la première compagnie d’assurance (japonaise celle-là) faire faillite, ce qui prouve à quel point le système est vérolé… La chute des cours du pétrole et des matières premières anticipent la grande récession des économies qui s’annonce, avec son cortège de faillites, de chute des niveaux de vie et de brutale remontée du chômage…

Et il monte en moi une haine féroce contre tous ceux qui, depuis des années, nous ont expliqué que ce système était  le meilleur, le seul pour fabriquer de la richesse et la répartir au mieux, ceux qui nous ont vanté le socialisme à la Blair et qui ont réduit la Communauté Européenne à n’être que la pointe avancée du capitalisme financier.

C’est un changement de paradigme complet qui s’amorce et les gauches européennes, qui depuis des années se sont vautrées dans le libéralisme du Consensus de Washington, disposent maintenant de la fourchette et du couteau si elles sont, ce qu’elles prétendent, autre chose que des lobbies d’élus et aspirants-élus.

Et puis il y a les rats, ceux qui en profitent pour expliquer que l’échec de leur politique est dû à la crise, ou qui subrepticement essaient de nous fourguer une amnistie pour ceux qui ont exporté leurs capitaux dans des paradis fiscaux et qui, craignant les développements de la crise financière, souhaitent maintenant les rapatrier pour qu’ils soient garantis par l’état. Ceux qui envisagent, encore aujourd’hui,  de nous placer les hypothèques pourries basées sur la “valeur” des biens et non plus sur les capacités de remboursement des emprunteurs parce qu’il y a du “fric” à faire..

Ne nous faisons pas d’illusions, ces gens là n’ont de raison d’être que de limiter les dégâts de leurs mandants, gros financiers et Medef. Une preuve: dans toutes les propositions de nos gouvernants européens que j’ai entendu pour “réguler” la  folie libérale, pas un seul n’a demandé l’étranglement (économique) des paradis fiscaux. Or c’est de là qu’est partie la titrisation, c’est là que les outils des spéculations les plus folles et les plus pourries sont fabriqués et diffusés.

C’est là un des points de clivage entre ceux qui veulent simplement limiter les pertes des financiers, au frais des contribuables et ceux qui espèrent une vraie régulation financière.

- Intéressante séance, mardi soir à l’Université Populaire 06 , sur l’économie sociale et solidaire. 

- Austérité: pas pour tout le monde. L’Elysée exhibe un budget totalement opaque et en augmentation de 11%. Ah, le prix de la “com.”. Le Monde.

- Quand Nice-Rugby s’intéresse au foot et à Domenech, c’est pas triste.


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