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Publié le 16 octobre 2008 par Soliblog
Naissances en cascade dans une bergerie de Carcenac : 480 brebis mettent bas en l'espace d'une semaine chez Stéphane Bellouguet, près de Comps.   Depuis trois jours, Stéphane Bellouguet ne songe qu'à une chose : profiter d'une bonne nuit de sommeil. Il faudra pourtant qu'il patiente, le temps que ses 480 brebis aient toutes agnelé. Car le rythme infernal de la mise bas nécessite une présence de tous les instants. Un agneau toutes les dix minutes pointe son nez, ne permettant à Stéphane et à sa maman qui le seconde aucun moment de repos, de jour comme de nuit. En trois jours, 180 brebis ont déjà mis au monde 400 agneaux. Il en faudra encore cinq ou six pour que le reste du troupeau mette bas, les animaux ayant été inséminés artificiellement à trois jours d'intervalle. 25 jours sous la mèreLes gestes que Stéphane pratique lui ont été appris par ses parents. « 90 % des brebis se débrouillent seules mais il faut parfois les aider, par exemple retourner l'agneau lorsqu'il se présente par le siège », explique l'agriculteur. Ce qui ne l'empêche pourtant pas de faire parfois appel au vétérinaire. « Lorsque le col ne se dilate pas, il faut pratiquer une césarienne. C'est arrivé l'autre jour mais malheureusement, la mère est morte le lendemain », regrette Stéphane. Dès que les agneaux sont nés, Stéphane isole les brebis dans des box fermés avec leurs petits afin qu'elles les reconnaissent et que les autres futures mamans ne les importunent pas. « Lorsque les petits sont léchés par d'autres brebis, la mère les rejette », explique Stéphane, un tantinet psychologue. Pour lui, les brebis se préparent à la mise bas dans leur tête deux jours auparavant. Ces agneaux, pesant de 4 à 6 kg à la naissance - chaque brebis en porte deux ou trois mais cela peut aller jusqu'à cinq - resteront sous la mère pendant vingt-cinq jours, se nourrissant exclusivement de lait. Un peu d'aliment sera rajouté les cinq jours suivants, avant l'expédition pour l'engraissement dans une bergerie, où ils resteront cent jours. Ensuite, direction l'abattoir. Ils pèsent alors de 35 à 40 kg. Sur le nombre, Stéphane gardera cent cinquante femelles. Il vendra les autres entre 50 et 60€. Engraissés, ils coûtent 100 €. Malgré le manque de sommeil, Stéphane est fier de son travail. Il ne peut toutefois pas s'empêcher de remarquer : « Il y a vingt ans, on faisait plus de bénéfices qu'aujourd'hui. L'agriculture, il faut être né dedans ».

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