Magazine Société

Siffler n'est pas joué

Publié le 16 octobre 2008 par Chroneric

La crise atteint la pelouse. De nouveau, les anti-sportifs se sont exprimés sur notre territoire. Un territoire qui les a accueillis, qui leur permet de vivre et de fuir peut-être des situations difficiles vécues dans leur pays d'origine. Encore une fois, un petit groupe de perturbateur gâche la fête. Il y a des comportements qui sont évidemment inacceptables. Le gouvernement a donc réagit, comme à son habitude, et pris des mesures dans l'urgence. Je rappelle que les sous-sols de l'Assemblée nationale renferme environ 200 textes de loi (certains vieux de 25 ans), dont beaucoup pris dans l'urgence, mais non applicables car leur décret d'application n'ont pas été entérinés.

Donc, on prend des mesures censées régler les problèmes du genre "arrêter le match" ou "évacuer le stade". Mais le gouvernement, malgré toute sa puissance oublie un paramètre fondamental : seul l'arbitre est habilité à suspendre ou interrompre un match. Il est le seul maître à bord. Un président, malgré toute sa volonté, ne pourra se substituer à cet homme en noir. En outre, l'évacuation d'un stade comporte des risques : les mouvements de foule ne font pas bon ménage avec les tensions des uns et des autres. On pense maîtriser, faire sortir les spectateurs par lot. Mais une fois 90 000 personnes dehors, on fait quoi ? On organise un barbecue ? Il est tout à fait louable d'être réactif et de montrer une volonté politique, encore faut-il que tout ça soit pertinent et réfléchi. Ceci étant dit, il n'est pas interdit de réfléchir au problème et de proposer des pistes de solutions. La critique est facile.

D'abord, il y a une solution simple qui est de ne plus faire jouer les hymnes. On gagnera du temps sur la durée du match et sur le coucher des enfants, il n'y aurait pas de prétexte pour les perturbateurs et on ne serait pas désolés de constater que quelques joueurs ne connaissent pas au moins le refrain.

Une deuxième solution consisterait à jouer certains matchs à huis clos. On connaît parfaitement lesquels comportent des risques et lesquels n'en présentent pas. On éviterait ainsi aux supporters virulents et autres hooligans de pénétrer dans l'enceinte des stades pour siffler, déployer des banderoles insultantes ou jeter des objets blessants. Autre revers de la médaille, ces gens resteraient dans la rue, autour du bâtiment, livrés à eux-mêmes.

Une troisième solution, plus radicale, serait de ne plus faire jouer ces matchs, dits "amicaux" qui plus est. Plus de transhumances, plus de heurts à l'intérieur et à l'extérieur et des forces de l'ordre plus sereines.

Comme je le répète souvent, ce n'est que du sport, on ne devrait pas accorder autant d'importance à de tels évènements et tous les problèmes qu peuvent survenir. Les media ont tendance à en faire beaucoup, à consacrer une trop grande partie de leurs éditions à tout ça. De faire de la publicité n'incite pas au calme et motive même. Certains sont fiers de passer à la télé après leurs actes répréhensibles alors ils recommencent ou passent le relais à d'autres. C'est sans fin.

Quoi qu'il en soit, malgré toutes ces bonnes intentions, on ne décide rien. Tout est entre les mains de chaque Fédération sportive qui organise les spectacles. Car, les rencontres sportives sont avant tout des spectacles, enfin, ce devrait être comme ça. Seul le ballon, ou la balle, doit être brutalisé sur un terrain.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Chroneric 80 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine