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Lost in Translation (ou pas)

Publié le 17 octobre 2008 par Gaby

En ce moment pour mon boulot, je fais de la traduction écrite. D’anglais vers Espagnol. Ça n’a rien à voir avec ce que j’ai appris en cours mais j’aime bien. De toute façon ça se saurait si nos stages avaient un rapport avec nos cours.
Mis à part que mon texte de départ en anglais est probablement déjà une traduction (vu certaines tournures assez moches), c’est assez intéressant. J’aime beaucoup les langues étrangères. En fait, vivre dans un pays étranger, c’est une sorte de remise en question permanente. C’est une espèce d’exercice intellectuel continu et très stimulant.
Amy Winehouse - Hey Little Rich Girl
Mais ce qu’il y a aussi d’intéressant à être dans un pays où l’on ne maîtrise pas parfaitement la langue, c’est qu’il est possible de se déconnecter totalement des conversations et de se concentrer sur autre chose que sur la parole. C’est très reposant. Vous savez bien que même si vous ne n’écoutez pas une discussion proche de vous, vos oreilles la captent et votre cerveau l’analyse. C’est pour ça qu’on a chacun quelques mots clés qui nous font réagir quand ils sont prononcés dans un brouhaha général.
Souvent il y a son prénom et quelques mots qui nous tiennent à cœur. Si on prononce Gabriel dans une discussion à l’autre bout de la salle, j’ai un petit sursaut, ma tête croit qu’on parle de moi alors que c’est généralement une évocation de Peter Gabriel ou de l’Ange du même nom, vu qu’on m’appelle partout Gaby. Bref, notre cerveau analyse tout ce qu’on est capable d’entendre et lorsque l’on est à l’étranger sans être bilingue notre cerveau se repose. Il ne connaît pas tous les mots qui arrivent à nos oreilles.
En Chine, mon cerveau se reposerai énormément par exemple, car je ne connais presque rien en chinois. Ici, comme je m’améliore jour après jour, il se repose de moins en moins. Mais comme leur accent est très prononcé je peux encore jouer au Schmilblik à la cantine de ma boîte. En fait quand ils discutent j’essaie de deviner de quoi ils parlent grâce à ce que je comprends. Ce midi le schmilblik pouvait être en fibre de carbone ou en bois, faisait partie d’un sport et pouvait mesurer jusqu’à 18m.

Alors ? … Vous avez trouvé ? … Facile, c’est un bateau pour l'aviron.
Et à partir de là je peux participer à la conversation vous voyez ? Ouai, je m’amuse beaucoup en mangeant. Je sens que vous vous moquez, mais on fait avec ce qu’on a hein ! De toute façon je m’en fous, ce soir je vais voir Nada Surf en concert et ça va être génial, na !

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