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La bourse ou l'avis

Publié le 17 octobre 2008 par Nicolas J
Voilà ! Il est temps que je fasse mon billet gauchiste du vendredi. On lit de ces conneries dans les blogs. Vers 17 heures, avant d’aller au bistro du vendredi, je suis tombé sur un blog avec un gugusse qui défendait l’existence même de la bourse sous prétexte qu’être en bourse permet aux entreprises de lever des capitaux.

C’est faux. C’est un mensonge complètement crétin utilisé pour justifier des pratiques débiles.

Ce qui permet aux entreprises de lever des capitaux c’est d’entrer en bourse (trouver des actionnaires qui ont confiance…) ou d’augmenter le capital, pas du tout le fait d’y être.

Une fois qu’elle est en bourse, l’entreprise ne reçoit plus de pognon pour investir ou autre. C’est alors qu’elle subit une spéculation de la part de gogos qui espèrent plumer des types encore plus gogos qu’eux. Alors des gugusses - des cadres, on appelle ça - arrivent pour monter un tas de ratios pour faire croire aux boursicoteurs que l'entreprise marche bien alors que heu bof. Le patron de l'entreprise qui a des stock options et un tas de bazar à moitié louche, est bien content. Les gugusses des bourses ont vu des jolis ratios et ont acheté des nouvelles actions à d'autres gugusses qui n'avaient pas vu les mêmes ratios ou avaient plumés d'autres andouilles auparavant. Le patron de l'entreprise est content : il va gagner encore plus de pognon avec ses stock trucs. Le Conseil d'Administration va être content et va octroyer une belle prime au patron en question, voire une augmentation conséquente s'il est en forme.

Pendant ce temps là, les ratios débiles auront empêché que l'entreprise investisse où elle en aurait besoin pour gagner plus d'argent en bénéfice (par opposition à la spéculation) et ainsi donner des augmentations voire des salaires à ses salariés qui auraient été content de travailler utilement et de dépenser leur pognon sans compter dans des biens issus de notre brillante industrie nationale.

Hop.

Ainsi, on peut sans complexe se foutre de la gueule des types qui perdent 10 ou 20% de pognon par semaine : ils espéraient gagner plein d’oseille sans rien glander, sans bouger les oreilles, sans même mettre la main dans la culotte de la jeune fille assise à côté d’eux dans le métro, ce qui est contraire à toutes les convenances.

Aujourd’hui, le CAC a gagné. Près de 5%. Vous placez 100 000 euros, ça vous en rapporte 5000 dans la journée. C’est bien. Mais ne venez pas chialer quand vous en perdez un peu.

Hop. Crétins de libéraux.


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