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que le tableau impose

Publié le 18 octobre 2008 par Lironjeremy

Il s’agissait tout intuitivement de distinguer, d’opposer à une certaine photogénie un lieu moins évident et qui retienne davantage. Que le tableau impose son antiquité mystique ou spirituelle d’icône : un point du monde oùquelque chose advient qui retient à lui autant que lui-même se ramasse en dedans de ses bords en un lieu singulier, en une chose compacte - et en quelque mesure opaque. Que le tableau joue de cette évidence aveuglante. Parce qu’il est en quelque sorte trop là, qu’il est avec trop d’insistance. Alors il est un lieu définitif contredit sans cesse par la nécessité d’y revenir, par l’impossibilité d’être définitif. Il est un paradoxe, une impossibilité, une folie. J’ai aimé que ce mouvement fasse séquence et impose cette façon particulière des photogrammes d’immobiliser une image prégnante et d’amorcer sa disparition dans celle qui succède, dans un trajet ou un déplacement.

Illustr. La Foule, Eric Rondepierre 1999/2001.


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