Magazine

Les vieux dictons ou : le Douste m'habite !

Publié le 18 octobre 2008 par Jihelpe
17 Octobre 2008

Pour ce message tardif, juste la reprise d'un texte d'un dangereux gauchiste.

Sauver les banques ou les pauvres ?

"Un parallèle simpliste mais percutant : 2 000 milliards de dollars réunis en quelques jours pour sauver quelques banques ; à peine 100 milliards par an d'aide publique au développement, quand 150 suffiraient à garantir la santé et la subsistance à 1 milliard d'humains... (...)... Les milliards alloués aux banques ne seront pas pour eux.

... (...) ... Nous savons bien, pourtant, que les malheurs qui frappent les pays en développement, crises économiques, alimentaires ou sanitaires, ne restent pas sans effet ici... (...)... Le réchauffement social de la planète ne nous épargnera pas.

Et pourtant. Aussi irresponsable que soit notre égoïsme, aussi insupportable que soit notre aveuglement, ils n'en demeurent pas moins réels... et risquent fort d'aller en s'aggravant dans les mois qui viennent. Plutôt que de désespérer, plutôt que de s'époumoner en anathèmes faciles, prenons donc acte de ce que la crise nous a révélé : l'aide publique au développement ne pourra, à elle seule, régler les inégalités qui traversent notre monde.

Alors, cessons d'en appeler au deus ex machina d'Etats exsangues et tournons-nous plutôt vers des solutions nouvelles. Ces solutions nouvelles, ce sont d'abord de nouvelles sources de financements, fondées sur des mécanismes de solidarité différents. C'est ce que l'on appelle les financements innovants. Ils seront au coeur du sommet mondial qui se tiendra à Doha fin novembre.

D'ores et déjà, des expériences existent : le GAVI, d'inspiration britannique, voué à financer la vaccination dans les pays en développement par une facilité financière internationale, et Unitaid, lancé par les Brésiliens, les Chiliens et les Français, créant une taxe sur les billets d'avion pour le traitement de trois grandes pandémies, sida, tuberculose et paludisme. Ces expériences ont prouvé leur efficacité. Il s'agit désormais d'aller plus loin, de développer ces initiatives qui permettent de changer non seulement les volumes, mais la nature même de l'aide au développement.

Par les financements innovants, nous pouvons en effet mettre en place des fonds pérennes, ne se substituant pas à ceux des Etats mais venant les compléter, des actions mobilisant des citoyens responsables par le biais des nouvelles technologies. Par les financements innovants, nous pouvons surtout commencer à bâtir une mondialisation plus équitable, utilisant la dynamique même du capitalisme pour corriger ses excès.

Ne reproduisons pas les erreurs de la finance, n'attendons pas pour agir que les menaces virtuelles se transforment en drames réels. Des drames bien plus graves encore quand ils concerneront des milliards d'humains touchés par la maladie et la faim - et qu'il sera alors difficile de résoudre par une réunion de chefs d'Etat.

Les financements innovants sont aujourd'hui l'une des seules solutions dont nous disposions pour cela : consacrons-leur seulement un dixième de l'énergie dédiée à la crise bancaire, et Doha marquera l'histoire..."


J'ai repris une grande partie du texte dans le journal "Le Monde" de ce vendredi 17 octobre.

Le signataire est connu des Français, des Toulousains et des Lourdistes..

Philippe Douste-Blazy, secrétaire général adjoint des Nations unies

Étonnant, Non?

Que n'a-t-il pas défendu cette vision du monde

quand il était ministre !!!

Et pour imager précisément ma pensée

par rapport à ce texte,

quoi de mieux qu'un vieux dicton populaire

remis au goût du jour par

monsieur Desproges ?


Raccrochons nous désespérément au passé
envoyé par pierredesproges

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Jihelpe 3 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte