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Les socialistes européens aux abonnés absents.

Publié le 20 octobre 2008 par Marc Vasseur

Les socialistes européens aux abonnés absents. Depuis la chute du mur en 1989, c’est un euphémisme de dire que la social démocratie va mal, très mal. Cette crise qui n’en finit pas de s’étirer va bien au-delà des revers électoraux qu’elle enregistre au niveau européen depuis quelques années et ce n’est pas la victoire des socialistes tchèques qui change la donne.

On aurait pu espérer qu’avec la crise qui secoue l’économie dérégulée depuis près de deux ans, la social-démocratie offre, à défaut d’une alternative cohérente, un discours permettant de sortir la tête de l’eau en donnant quelques lignes directrices fortes.

Alors on trouve bien quelques communiqués de presse mais pour le reste on a surtout l’impression de voir des dirigeants socialistes surpris par l’ampleur que prend cette tempête néolibérale. Car pour le reste, et l’encéphalogramme reste désespérément plat. On se demande même si ils sont conscients des réalités que vivent des millions d’êtres humains. Je suis désolé de le dire mais appeler « à la reconstruction des marchés financiers » ne me parait pas être en rapport avec ce que je suis en droit d’attendre des socialistes européens.

Alors certes, je me suis habitué à considérer le PSE comme un supplétif zélé de l’ordre économique légué par l’école de Chicago mais aujourd’hui nous traversons trois crises majeures interdépendantes (écologique, social, économique).

Et si c’est la seule réponse apportée est uniquement au niveau financier, je ne suis pas certain, ou trop, du résultat aux prochaines élections européennes.

Il serait peut-être temps que le PSE se mettent sérieusement au travail et que quelques dirigeants frappent du poing sur la table pour tenter de mettre en œuvre une réelle dynamique européenne avec comme perspective l’élaboration d’une alternative crédible.

Où alors c’est considéré que les socialistes européens n’ont plus rien à dire, plus rien à proposer sauf des adaptations à la marge (et encore…) d’un système libéral qui tend de plus en plus vers un néo-esclavagisme dans un monde consumériste.

Ce silence est d’autant plus assourdissant et dramatique que les outils et « théories économiques » alternatifs sont bien présents pour organiser la contre-offensive idéologique.

C’est à se demander, si à nos camarades ont encore une capacité à se révolter contre toutes formes d’injustice à force de côtoyer les « grands argentiers » de ce monde.

Je me pose une autre question, si un « Bretton Woods » a finalement lieu… ce qui aurait dû être une demande faite par l’internationale socialiste il y a quelques temps… Nos dirigeants auront-ils quelques chose à dire… rien n’est moins sûr…

Au fait pourquoi vouloir à ce point le faire avec George Bush… j’ai un peu de mal à saisir…Ah oui après le 1er janvier, notre président ne peut plus être le sauveur du monde. Mais, je suis bien obliger de reconnaître que Sarkozy a fait un joli coup… la nature ayant horreur du vide.


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