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Fin de vie : privilégier la relation avec le malade

Publié le 20 octobre 2008 par Micheljanva

B A midi, Benoît XVI a reçu le Congrès de la Société italienne de chirurgie ("Pour une chirurgie qui respecte le malade" ). Après avoir relevé que dans le passé, il était seulement possible de soulager la souffrance des malades, alors qu'aujourd'hui, grâce au développement de la science et de la technique, il est possible de les soigner, le Saint-Père a appelé à être attentif au risque "d'abandon du patient au moment où on se rend compte de l'impossibilité d'obtenir des résultats significatifs". Même si la guérison n'est plus envisageable, "on peut alléger les souffrances", pour que chaque patient voit sa dignité respectée. Cela constitue le fondement même de l'action des médecins. En fait, le respect de la dignité humaine exige le respect inconditionnel de tout être humain, né ou à naître, sain ou malade, dans quelque condition qu'il se trouve.

Le Pape a ensuite parlé de l'importance pour le médecin de découvrir "les modalités de communication les plus adéquates avec chaque patient", pour que

"tout en respectant la réalité, il maintienne l'espérance, élément essentiel de l'environnement thérapeutique...le patient veut qu'on l'écoute et ne pas être seulement soumis à des diagnostics sophistiqués... Il est indéniable que la décision du patient doive être respectée, sans oublier toutefois que l'individualisme exaspéré entraîne une lecture irréaliste, et certainement appauvrie, de la réalité humaine. D'autre part, la responsabilité professionnelle du médecin doit le porter à proposer un traitement qui vise vraiment au bien du patient, tout en sachant que sa compétence spécifique le met à même, en général, d'évaluer la situation mieux que le patient lui-même".

Benoît XVI a conclu en soulignant la nécessité de

"promouvoir le sens de la responsabilité des membres de la famille du patient en relation avec leur parent malade. C'est un élément important pour éviter l'aliénation ultérieure dont ils souffrent presque inévitablement lorsqu'ils sont confiés à un traitement où prédomine la technologie et où la relation humaine est insuffisante".

Michel Janva


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