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Sarkozy face à l'Europe : tout et son contraire ?

Publié le 21 octobre 2008 par Juan
Nicolas Sarkozy est intervenu devant le Parlement européen mardi 21 octobre. Ce matin-là,
Les fonds souverains et le retour du protectionisme
Nicolas Sarkozy a émis le souhait que chaque pays de l'Union Européenne se dote de fonds souverains (s'ils n'existent pas) pour acquérir des participations dans les grandes entreprises européennes, afin d'éviter qu'elles passent sous contrôle extra-communautaire, à la faveur de la dépression boursière actuelle. En Italie, Silvio Berlusconi a annoncé qu'il ne souhaitait pas que des fonds souverains étrangers puissent détenir plus de 5% du capital des entreprises nationales. Il y a 18 mois, le futur président n'avait pas le même souci de la protection des entreprises européennes; la mondialisation était inéluctable...
"La mondialisation est un fait. Il serait aussi vain de la nier ou de s'y opposer que de prétendre remettre en cause la loi de la gravité ou arrêter la course des nuages. La question n'est donc pas de savoir si la mondialisation est bonne ou mauvaise. Elle est de savoir si nous y sommes préparés. Le choix existe, car si la mondialisation est un fait, la subir n'est pas une fatalité." Source : "Mon projet", Nicolas Sarkozy.
Modification des intsitutions européennes ou l'échec du Traité simplifié
Sarkozy souhaite que la Présidence de l'Europe soit modifiée: il conteste l'efficacité d'une présidence tournante tous les 6 mois. La zone euro doit disposer d'un "gouvernement économique clairement identifié." Tout en louant l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, il souhaite qu'elle puisse discuter avec un véritable gouvernement. "Quand la crise prend des proportions que nous connaissons, la seule réunion des ministres des finances n'est pas à la hauteur de la situation."
Nicolas Sarkozy semble réclamer une Europe politique forte: "Il faut une Europe qui parle d'une voix forte" a-t-il déclaré mardi. Rappelez-vous pourtant ce qu'il promettait dans son programme électoral en 2007:
J’ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n’a contestées pendant la campagne référendaire, afin que l’Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 États membres. La question de la réécriture d’un texte plus global, scellant la dimension fondamentalement politique de l’Europe, se posera dans un second temps.
A l'époque, il avait refusé de remettre le traité Constitutionnel à l'ouvrage, prenant acte de l'échec du référendum européen de 2005. Il avait convaincu avec difficulté ses partenaires européens de conclure un traité simplifié, qui fut rejeté en Irlande. La crise actuelle semble à propos pour reparler de l'Europe politique. Pourtant, le président français se refuse, et préfère adopter le chemin de réformes institutionnelles ... sans consultation populaire.
Plan de soutien aux banques
En France, le prêt de quelques 10,5 milliards d'euros par l'Etat français aux 6 principales banques du pays est assorti de contre-parties difficilement mesurables : l'encadrement des rémunérations des dirigeants, annoncé par Christine Lagarde, fait-il l'objet d'une clause explicite dans la convention de prêt ? On a peine à le croire, mais soyons optimiste. En revanche, il a été précisé par le Ministère que ces prêts, proportionnels aux bilans des banques concernées, devraient engager les établissements à augmenter leurs crédits aux entreprises et aux particuliers:
"Dans une convention avec l'Etat, les établissements de crédit devront ainsi s'engager à augmenter leurs stocks de crédits aux ménages et aux entreprises de 3 % à 4 % l'an. Il s'agit d'éviter qu'un assèchement du crédit, un phénomène classique en temps de crise, n'accentue la dégradation d'une économie déjà mal en point." Source LE MONDE
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LES COMMENTAIRES (1)

Par hugues vessemont
posté le 23 octobre à 22:03
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Un gouvernement économique européen, peut être, mais pas avec un César à talonnettes prenant sa tête de façon auto proclamée... D'ailleurs je cois bien que la majorité des citoyens de l'UE réclament plus de démocratie à ce propos

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