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FAO : Trois produits chimiques sur la sellette

Publié le 22 octobre 2008 par Graeme

Trois produits chimiques, dont deux pesticides, sont sur la sellette et pourraient être inscrits sur la liste des produits dangereux la semaine prochaine par les ministres et hauts responsables gouvernementaux de plus de 120 pays lors d’une réunion au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome.

Les deux pesticides, les composés d’endosulfan et de tributyle, et l’amiante chrysotile de l’industrie chimique pourraient s’ajouter aux 39 autres produits qui sont déjà sur cette liste dite du PIC (information et consentement préalable) et obéissent à la procédure de la Convention de Rotterdam, c’est-à-dire le Traité international qui protège la santé humaine et l’environnement des dangers liés à l’utilisation de produits chimiques dangereux.

FAO : Trois produits chimiques sur la sellette

L’endosulfan est un pesticide très répandu dans le monde entier, en particulier dans les cultures de coton. Il est dangereux pour l’environnement et la santé de l’homme, plus particulièrement dans les pays en développement qui ne disposent pas de protections adéquates.

L’amiante chrysotile est la forme d’amiante la plus répandue, représentant environ 94% de la production mondiale d’amiante. On le retrouve surtout dans les matériaux de construction, comme l’amiante-ciment, les tuyaux et la tôle, et dans la fabrication de produits de friction, les joints et le papier.

L’ajout d’un produit chimique à la procédure du PIC n’est pas une recommandation générale pour en interdire ou restreindre étroitement l’utilisation. Cette procédure offre aux pays en développement, qui sont parties au Traité, la possibilité de décider quel produit chimique ils souhaitent recevoir et quel autre exclure du fait des dangers liés à son utilisation.

Quant aux parties responsables de l’exportation du produit, elles doivent s’assurer que celui-ci ne sera pas exporté à partir de leur territoire lorsqu’un pays importateur a fait connaître sa décision de rejet.

“L’accent mis sur le commerce par la Convention de Rotterdam traduit la préoccupation internationale à propos des effets des pesticides et des produits dangereux sur la santé humaine et l’environnement, une préoccupation partagée non seulement par les scientifiques et les écologistes mais aussi par l’ensemble de la famille humaine”, selon le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner. Le PNUE et la FAO gèrent ensemble le Secrétariat de la Convention de Rotterdam.

L’inclusion sur la liste de produits chimiques sur la sellette est proposée sur la base de recommandations d’experts. Et celles-ci se basent sur le fait qu’au moins deux pays situés dans deux régions différentes du monde ont interdit ou sévèrement restreint l’importation du produit.

Début 2006, l’Organisation internationale du travail a adopté une résolution préconisant l’élimination de toutes les utilisations de l’amiante chrysotile. La Résolution reflétait la préoccupation de l’OMS que le produit soit associé à des milliers de décès dans le monde dus au cancer du poumon et au mésothéliome, une forme rare de cancer directement imputable à l’amiante.

Plusieurs pays, dont certains qui continuent à extraire et à exporter l’amiante chrysotile, se sont opposés à son insertion sur la liste PIC lors de la précédente réunion des parties à la Convention en 2006.

Quelque 70 000 produits chimiques sont disponibles sur le marché à l’heure actuelle, et environ 1 500 autres apparaissent chaque année. De nombreux pesticides qui ont été mis au ban ou dont l’utilisation a été strictement réglementée dans les pays industrialisés sont encore commercialisés et utilisés dans les pays en développement.

Source : FAO, ONU


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