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why blog ?

Publié le 15 octobre 2008 par Aymeric

Why not Mais c’est vrai ça, pourquoi je blogue ?

Je suis de ceux qui se placent facilement sur la défensive : dès l’ouverture de ce blog je m’étais donc lancé dans une explication/justification.

Il y aura trois ans dans quelques mois.

(Je vois d’ailleurs que j’y avais glissé également deux promesses de billets dont l’une n’a jamais été honorée et l’autre n’est restée qu’à l’état d’ébauche. Une mauvaise habitude qui ne date visiblement pas d’hier).

Posture défensive oblige, j’avais d’emblée abordé les composantes les plus basses du processus motivationnel (autour des questions d’ego particulièrement) pour ensuite évoquer un désir, plus présentable, de s’inscrire dans une communauté puis enfin, la volonté de clarifier ses idées par le travail de recherche, le processus de rédaction et, le système de commentaires aidant, la confrontation régulière.

On retrouve ici à grands traits ce que j’ai pu lire chez à peu près tous ceux qui se sont pliés à l’exercice why-bloguesque.

Rien que de très banal en somme.

Mais il est une autre raison, bien aussi forte sans doute, que je n’avais pas formulée à l’époque: si j’ai le goût de l’écriture et des idées je sais aussi que, sans contrainte, l’inclination ne dépasse que trop rarement le stade de la jachère.

Il y avait l’idée qu’en quelque sorte ce blog m’obligerait.

Alors, la vraie question maintenant pourrait être : pourquoi je ne blogue (apparemment) plus ?

Les pauses ici ne sont pas rares.

Certaines peuvent être assez longues, la dernière par exemple.

Dans ces cas, bien souvent, c’est que la contrainte que je m’étais imposée n’opère plus.

Soit qu’elle n’en soit plus vraiment et que le blog soudain m’indiffère soit qu’elle soit devenue trop présente et, du coup, plus inhibitrice que stimulante.

Jusqu’à présent, j’ai toujours réussi à retrouver, au bout d’un moment, le juste niveau de mauvaise conscience : le niveau incitatif.

J’espère là le tenir pour un petit moment…

Bien.

Maintenant que j’ai fait mon devoir en chaînant, ne me reste plus qu’à jeter d’autre maillons comme semailles chez Michel Rocard, Alice, Pierre Cormary, Simon Reynolds, Hervé Resse, Momus, Jean-Michel Lebot, ou encore Jeffrey Frankel ; terrains plus choisis pour leur aspect plaisant ou improbable que pour leur potentiel de fertilité.


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