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Des questions se posent après la visite de Guillaume Pépy, président de la SNCF

Publié le 23 octobre 2008 par Gezale
Les élus souhaitent que la SNCF tienne ses promesses et s'engage sérieusement dans les délais impartis (photo JCH)
Après la visite de Guillaume Pépy, président de la SNCF, de nombreuses questions restent en suspens. La lecture de la lettre d'intention signé par les multiples partenaires et qui n'est, finalement, que l'engagement de se lancer dans une pré-étude sur les travaux nécessaires à la gare de Val-de-Reuil, démontre que rien de concret n'a été décidé. Alors pourquoi cette visite présidentielle ? S'agit-il de faire patienter, de rassurer ? Ou tout simplement de tester les collectivités locales lesquelles devront mettre la main au portefeuille.
Je note qu'à aucun moment, le projet d'installation d'un escalier mécanique n'a été publiquement avancé. On a, certes, assuré que les handicapés et les personnes à mobilité réduite verraient leur vie d'usager améliorée mais la solution technique demeure encore un mystère. Agrandir le parking ne pose pas de problème, même foncier semble-t-il. Peut-on envisager qu'un bar-dépôt de presse reprenne vie dans une gare appelée à devenir un lieu d'échanges important ? Le cadencement (un train toutes les heures en moyenne et dans les deux sens sauf la nuit évidemment) a bien été à l'ordre du jour, de même que la modernisation des trains. M. Pépy est arrivé en gare de Val-de-Reuil à bord d'un vieux train à étage qui lui a permis de mieux connaître les espérances des clients quotidiens. Alain Le Vern et la Région sont prêts à de lourds investissements mais qui sait ce que va devenir la Région en tant qu'entité politico-administrative et ce que vont être ses futures compétences si changement institutionnel il y a.
De fait, la visite de M. Pépy suscite plus d'interrogations qu'elle n'apporte de solutions. Je pensais qu'une visite à Val-de-Reuil du président de la SNCF se traduirait forcément par l'annonce de quelques mesures « actées » comme on dit dans le jargon technocratique. Même pas. Il a même fallu ajouter la signature du président de Seine-Bord, M. Delamare, pas prévu sur le texte originel.
Quant aux maires de Saint-Pierre-du-Vauvray et de Pont-de-l'Arche, Alain Loeb et Richard Jacquet, ils ont eu le privilège de discuter quelques minutes avec M. Pépy. Les deux élus ont compris que des arrêts aux gares de Saint-Pierre et d'Alizay nécessiteraient du personnel, un personnel que la SNCF ne paraît plus disposée à mettre à disposition. C'est ce qu'on appelle la rationalisation des moyens et les économies d'échelle.
Un fait demeure : les élus, les usagers, le personnel de la gare de Val-de-Reuil souhaitent que les travaux à conduire ne soient pas qu'un simple ravaudage mais une vraie rénovation.

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