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A quoi joue l'administration Bush ?

Publié le 27 octobre 2008 par Unemarocaine

A quelques jours des élections présidentielles américaines, on apprend qu'un raid aérien a été mené par des hélicos américains sur un village syrien à 8 Km des frontières avec l'Irak. Bilan selon les autorités syriennes : 8 morts.

Dans le journal le Monde :

Officiellement, l'administration américaine s'est abstenue de confirmer. Mais un responsable américain a confirmé lundi à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, qu'il s'agissait d'un "succès" dans la lutte contre les combattants étrangers opérant en Irak.

"Quand se présente une importante opportunité, on la prend", a-t-il commenté. "C'est ce que le peuple Américain attend de nous, particulièrement lorsqu'il s'agit de combattants étrangers entrant en Irak et menaçant nos forces armées".

Dans un papier de Amos Harel de Ha'Aretz repris dans le courrier international on peut lire :

Du point de vue des Etats-Unis, le contexte est principalement irakien. Il s'agit d'une frappe contre ceux qui leur causent des problèmes dans leur "arrière-cour". Elle a pour but d'assurer la stabilité en Irak. Mais il y a aussi des conséquences pour Israël. Le fait que Bachar El-Assad a été prêt à renouer des relations diplomatiques avec Israël il y a un an, avec l'aide de médiateurs turcs, s'explique dans une large mesure par l'espoir de Damas de se rapprocher de Washington.
Cela ne s'est pas réellement produit – Assad en a néanmoins tiré un dividende immédiat. Ce dernier a redoré son blason dans le monde arabe, tout en améliorant ses relations avec l'Europe.
Même si le président Bush ne s'est pas opposé aux négociations entre Israël et la Syrie, son gouvernement est resté très sceptique à l'égard du régime de Damas et a continué à percevoir la Syrie comme un pays de l'"axe du mal". Les Américains ont par ailleurs refusé de mener toute action concrète qui aurait permis aux Syriens de progresser dans leurs négociations. Désormais, il est clair que les Etats-Unis n'hésiteront pas à attaquer des cibles terroristes sur le territoire syrien.
A cet égard, les Américains ne font pas cavalier seul. Israël les a déjà précédés avec l'attaque de la centrale nucléaire de Deir Al-Zour, en septembre 2007. Sans parler d'une série de mystérieux accidents sur le territoire syrien, depuis l'assassinat d'Imad Mughniyeh [leader du Hezbollah assassiné à Damas] en février dernier jusqu'à celui du général Mohammed Suleiman [conseiller pour la sécurité du président Assad, il a été assassiné à Tartous, ville côtière au nord de la Syrie] il y a environ deux mois. Le dénominateur commun de toutes ces opérations est que plus personne ne prend la Syrie au sérieux, étant donné les violations répétées de sa souveraineté. Le pays n'a sans doute jamais connu une telle instabilité.

On peut légitimement se poser la question : à quoi l'administration Bush, à quelques jours de la fin de son mandat, joue-t-elle ? Les faucons de Washington cherchent-ils à embraser la région avant de passer les dossiers moyen-orientaux déjà brûlants à la nouvelle administration qui sortira des urnes ? 


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