Magazine

Réponse à un bloggeur

Publié le 28 octobre 2008 par Stb

9782110072276 Cher Milose,
Vous postez ici et sur le blog de la "Droite Strasbourgeoise" pour souligner ma « drague » du PS…au motif que je ne suivrais pas celles et ceux qui demandent l’inéligibilité de Jacques Bigot. De retour à Strasbourg, je me permets de vous répondre. Et conseille à ceux qui n'ont pas suivi la lecture de cette note sur mon blog.

SUR LA FORME

Vous écrivez dans votre commentaire sur www.hoenheim.com : « Stéphane, je t'écris ce petit mot. Cesse donc de faire de la lèche à la gauche, ce n’est pas pour ça qu'ils arrêteront de te pourrir dans toutes tes tentatives de te retourner sur des étiquettes non extrêmes. Pour eux tu resteras toujours le bosseur pas bête mais qui a choisi a jamais le mauvais camps ».

Je me permets d’abord de préciser que je n’ai pas l’intention de faire de la lèche ou de draguer le Parti Socialiste et concernant les chasses aux sorcières, non seulement, j’ai donné, mais je donne encore. Qui plus est, au pire, si j’avais un éventuel message à faire passer, je ne suis pas sur que le blog soit le meilleur moyen et surtout le plus discret, ni d’ailleurs que les éventuels destinataires soient des lecteurs de blogs. Mais je laisserais d’autres commenter… Et je continue mon chemin.

Plus sérieusement, je dis ce que je veux et je revendique le droit de trouver des choses justes et d’autres moins, c’est ma dernière liberté que je sais désormais surveillée.

SUR LE FOND

Je respecte le travail des membres de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Formations Politiques, je sais aussi que chaque juge est souverain et que les décisions déclenchent ensuite le TA. J’avoue penser que cette commission mériterait plus de moyens, mais aussi que la loi et les usages autorisés nécessitent une adaptation plus rapide aux évolutions des modes, moyens de campagnes. S’il convient de condamner tout enrichissement ou détournement ou non déclaration, il faut aussi pouvoir rester juste lorsque la bonne foi est de mise.

On reproche à Jacques Bigot d’avoir le fait que cinq factures aient été réglées directement par son directeur de campagne et non, comme la loi l'impose, par son mandataire financier. L’erreur est là, je ne la conteste pas. Elle est humaine, pas diabolique !

Mais, si un candidat souhaite maquiller de telles erreurs, il lui aurait suffit de faire immédiatement faire par son mandataire des chèques de remboursements à son directeur de campagne. La commission aurait alors vu des entrées et des sorties de montants correspondants aux factures. Et tout serait allé pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque par nature, on ne vérifie pas qui encaisse les chèques.

Il en ressort donc que la bonne foi n’est vraiment pas en cause, mais qu’il s’agisse d’une erreur ou d'une méconnaissance du statut du mandataire financier.

On m’évoquera ensuite le fait qu’un député UMP, Georges Fenech, ait vu ses comptes invalidés pour les mêmes raisons et en plus, ait eu à subir une inéligibilité pour les mêmes raisons. Figurez-vous qu’à l’époque, je dénonçais déjà ces faits pour les mêmes raisons tout ne me moquant de l’étiquette de la victime de la décision.

Je crois, dans ce cas, comme dans le précédent qu’il faut clarifier un peu les procédures, se méfier des condamnations de pure forme. Comme le dirent 13 députés UMP à l’occasion de l’affaire Fenech, je souhaite en plus une "réforme législative du rôle du mandataire financier est nécessaire pour préserver l'expression du suffrage universel et la démocratie.".

En la matière, le non-remboursement des comptes de campagne est déjà une forte sanction. Non ? Pour le reste, n'est-ce pas aux électeurs de trancher, ce, dès la prochaine fois.

Note : Il cnvient bien entendu de séparer ici, un fait, de l'actualité et des polémiques strasbourgeoises du moment, sur lesquelles ne portent pas mon propos.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Stb 215 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte