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Face à la doctrine du P. Fourez - Un prêtre réagit : "Malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile !".

Publié le 28 octobre 2008 par Hermas
A la suite de l'article que nous avons publié sur les conceptions hasardeuses du P. Fourez, s.j. sur la sainte eucharistie et le prêtre, l'un de nos lecteurs, M. l'Abbé Maurel, nous a adressé ce commentaire, que nous publions en raison de l'importance du sujet. Qu'il en soit ici remercié. _______________ « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » (1 Corinthiens 9, 16). C’est ce que tout prêtre doit se dire, à la lecture de telles choses. Comment un fidèle, et à plus forte raison un prêtre, pourraient-ils ne pas proclamer leur indignation leur peine, et leur compassion aussi, devant des affirmations hérétiques concernant la Très Sainte Eucharistie et le Sacerdoce ? Le Père Fourez, Jésuite, de la « Compagnie de Jésus » (pauvre Jésus, de nouveau renié et trahi par un des siens…). Les quatre Pères Dominicains hollandais, « des Frères Prêcheurs » («  Je t’adjure devant le Dieu Vivant et devant le Christ Jésus… prêche la Parole , insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire » (2 Timothée, 4.1a.2).   Ces « bons » Pères ne craignent-ils pas d’entendre cette condamnation terrible que Dieu adressait aux prêtres de l’Ancienne Alliance, par la bouche du prophète Osée (4, 3ss. pss) : « C’est à toi, prêtre que j’en ai…Tu trébuches jour et nuit…Et tu fais périr ton peuple. Mon peuple périt faute de science. Puisque toi tu as rejeté la science, je te rejetterai de mon sacerdoce ». Doit-on s’étonner de l’apostasie qui fleurit depuis des décennies ?   Dans la 1° Lettre à Timothée (4, 12), Saint Paul nous mettait déjà en garde, et nous avertissait en ces termes : « L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s'attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques, séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience ». Et il ajoutait : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables ». (2 Timothée 4, 3). L’auteur de tout cela, comme vous l’indiquez, c’est l’Adversaire, le Diable ou Satan, Lucifer et ses Légions. N’a-t-il pas osé tenter Jésus ? Et  Saint Pierre en sait quelque chose : par trois fois il a renié le Seigneur : et c’est pourquoi lui aussi nous avertit et nous invite à la vigilance et à rester fermes dans la foi (1° Epitre de Pierre, 4 8-9a) : « Soyez sobres et veillez, votre adversaire, le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi »   L’apostasie que nous constatons ne date pas d’aujourd’hui. Que le lecteur me pardonne si je cite un exemple personnel !   Jeudi Saint 1967 (déjà) dans une paroisse des environs de Nancy (Diocèse de Nancy et de Toul), lors de la Messe « in Cena Domini », le curé n’avait pas craint de déclarer : Il ne dépend pas du prêtre qui dit « ceci est mon Corps, ceci est mon Sang », que « Christ » soit présent. Cela dépend de la foi et de la charité des fidèles, de l’assemblée. De plus, vous devez savoir que la Présence dite « réelle » ne dure pas après la Messe. Le tabernacle ne contient que du pain, un “viatique” pour ceux qui sont appelés à leur dernier voyage. Et de même que vous ne faites pas une génuflexion devant un frigidaire, parce que c’est un garde-manger, de même vous ne devez pas faire de génuflexion devant le tabernacle » (sic !)   Je n’ai pu me taire, je me suis levé et je l’ai interrompu. Après la Messe, il y eut une conversation « houleuse » entre nous deux (j’étais déjà prêtre). Voici, en résumé, les déclarations du curé de cette paroisse : « Le Concile nous a ouvert les yeux, en mettant en relief le rôle des laïcs. Nous ne devons pas nous lamenter de la diminution du nombre des prêtres. Au contraire. c’est maintenant que laïcs vont prendre leur place : ne sommes-nous pas un peuple de prêtres comme le dit Saint Pierre ? Eh bien, dans quelques années, il n’y aura plus besoin de prêtres, chaque père de famille pourra dire la Messe chez lui, en famille. Et pour préparer les gens, on va distribuer la Communion dans la main (sic). Ce qui fut fait deux ans plus tard. J’ai écrit à l’Evêque du lieu qui m’a répondu : « Si vous avez des scrupules, je vous donne l’autorisation de célébrer la Messe dans votre famille ».   Les laïcs ont bien pris leur place, mais souvent aussi ils ont pris celle des prêtres. Dans cette même paroisse, par exemple, les funérailles sont « célébrées » par des laïcs (des femmes de préférence), en présence même du curé de la paroisse, simple assistant, qui annonce qu'il célébrera la Messe pour le défunt (ou la défunte) le dimanche suivant.   Il est même arrivé, dans cette même paroisse, qu'une laïque refuse à un prêtre de célébrer la Messe des funérailles d'une amie, parce que c'était elle qui était... « responsable » de la paroisse et qui était chargée de célébrer les funérailles.   La foi en l'Eucharistie, en la Présence Réelle, et l'adoration de Jésus présent dans la Tabernacle est battue en brèche encore en de nombreux endroits. La suppression des agenouilloirs, des adorations du Saint-Sacrement (qui, fort heureusement revivent) ou des processions du Saint-Sacrement ont accompagné et favorisé ce recul.   Oui, vous faites bien de dénoncer de telles choses, en un temps où les efforts de l'Eglise, et en particulier du Saint-Père, tendent à replacer la sainte Eucharistie au coeur de l'adoration des fidèles.   Cordialement, Abbé Maurel

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