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Ces jours sont âpres… (Le fou II)

Publié le 28 octobre 2008 par Denirupella

Ces jours-ci sont longs, mous, tièdes, et le temps est gris, froid, interminable. Je ne me suis pas réveillé ce mois de juillet, ni en aout… L’été est donc passé, sans prévenir, et l’heure encore de ne pas s’amuser n’a pas tressauté. J’ai aimé l’automne jusque mes dix-huit ans.  Cet octobre là m’a proposé un programme que toutes les meilleures volontés du monde, et surtout celles-là, n’auraient pu faire dévier d’un yota; c’est tout naturellement qu’en décembre je me suis retrouvé n’avoir pas mangé tous les soirs d’automne à ma faim, quand mon assiette ne se trouvait pas vide. Mais j’avais froid, j’étais fatigué, épuisé, je me battais contre la terre entière, contre toute ma vie d’exilé sans voyages. J’étais fou et bête, c’était moche et, bon Dieu!, le monde allait voir ce qu’il allait voir!

Aujourd’hui est une époque bien différente, et si, de certains soirs, je sors à jeun, ça n’est pas plus qu’en souvenir de temps anciens regrettés, non, c’est que je suis soaul, éclaté, murgé, bourré, racé, déglingué ou foncedé avec une ganache d’étudiant vieilli. Pas de quoi se plaindre, c’est le bon côté des choses, la belle vie, j’ai gagné… Mouais… Ou j’ai changé quoi, c’est différent, à bien y regarder je ne souffre plus et je me présente différent à cette terre-entière qui n’a plus d’autre choix ou envie que de me prendre en son sein, pour m’ assommer de ouate et, d’un cocon, m’enfermer dans une ligne -destinée disent les croyant- que de toutes j’ai toujours choisie sans bien en avoir conscience. Encore que je ne regrette pas trop, mais quand même, “Qui est ce garçon maintenant?”. Certains jouaient à la console petit, je n’y est joué que bien tard, et mes parents ont dû passer 15 ans à souffrir de me voir me débattre dans le vide de la semi-misère. Aujourd’hui je ne me débats plus que dans ce semi-monde de mes connaissances, sans autre foi que l’amour tiède, qu’une vieille soupe culpabilisante vient détremper, et si parfaitement agnostique qu’ils en lèvent les mains au ciel et tapent du pied sous le coup de leurs colères. Mais n’essayons pas de comprendre, chacun son idée et ses raisons, alors on continue -” votre point de vue, oui oui, et le mien d’ailleurs, hein? alors oui alors bon”- quelle merde quelque part… Enfin, on va pas se plaindre, on va plutôt dormir, et puis j’ai un nouveau hobby: arrêter de fumer. Ca c’est bien, et puis ça occupe.

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