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To fripe or not to fripe, that is the question

Publié le 28 octobre 2008 par Mawquise

Des fois avec Camille, on est tellement brainwashed par la blogosphère que limite on se prendrait pour de la blogueuse mode sans blog mode. Genre une blogueuse qui aimerait la mode mais qui aurait autre chose à foutre que de se prendre en photo 8 fois par jour pour suivre les variations d’une tenue in situ - avec écharpe, sans écharpe, avec deux ceintures, avec du vernis bleu, en faisant une sale gueule, en rentrant les pieds, et kaétéra.

Sacerdoce s’il en est, je leur tire mon bob Ricard bien bas.

Non nous on s’est juste dit “on va monter à l’assaut de la fripe”, on va devenir des professionnelles de la trouvaille improbable au sein d’un tas de nippes pouilleuses en synthétique à te coller des escarres au cul rien qu’en les enfilant.

On se voyait déjà en haut de l’affiche, total moi je te dis qu’on ne devient pas fripeuse, on le naît.

Première grosse connerie, on a bouffé avant de shopper.

To fripe or not to fripe, that is the question

Tu vois bien qu’on a de modeuse que le…non bah en fait ok, on a rien. Car la modeuse ne mange pas avant d’acheter. Tu vois pas qu’avec un sachet de graines germées elle pourrait prendre une taille? Au lieu de ça nous on a dévalisé un Déli Yiddish dans le Marais, et qu’en plus après je suis allée me taper une glace de chez My Berry? AVEC DU COULIS DE FRAMBOISE?

On en contracte du malaise vagal mit bubons de peste noir, à lire des horreurs pareilles.

Bien ragaillardies par une bonne ripaille, on a mis le cap sur Free’p'Star et autres hauts lieux de la débauche glamouresque à prix réduit, sauf que. Sauf qu’on était dimanche putain, et que la moitié des Etats-Unis avait décidé que la fripe était hype à Paris, because que eux, ils ont vite fait le tour avec leurs santiags et ceinturons à boucle. Oh cliché, je t’aime.

Montre en main, je suis restée 1 minute 26 dans la crypte de chez Free’p'Star, tellement que j’étais en état de claustrophobie avancée avec phases d’hyperventilation dangereuses: là-bas t’inhales des spores de l’ère glaciaire, limite si tu grattes les fringues tu peux trouver de l’ADN à Charlotte Corday.

J’ai chopé Cam par la manche et j’lui ai dit “viens on se casse t’as les canines qui commencent à pousser, tu vois pas qu’en retrouvant la lumière du jour tu vas nous faire un trip Swiffer “I am poussière I will return to poussière”?

On s’est enfuies en courant, sans regarder derrière nous, trop flippées à l’idée de voir une armée de manteaux en fourrure râpée et autres chandails en alpaga miteux nous poursuivre avec force fourches et torches.

Le salut s’est trouvé chez Bel Air, ou m’attendait une autre épreuve de tailles: vais-je ou ne vais-je pas acheter cette robe que vous ne verrez pas because que j’ai pas encore le réflexe moteur de la blogueuse ancré dans mon génome, j’ai nommé le dégainage compulsif d’APN.

Vous le saurez dans un nouvel épisode de “La Fripe ça pue” (trop de choses à suivre ici, on va virer schizo d’ici à la Toussaint).


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