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ASA - Jailer (Le Clip)

Publié le 30 octobre 2008 par N0w33d59

nigeria asa jailer le clipAsa, née Bukola Elemide, est une auteur compositeur nigériane, née à Paris en septembre 1982. Après avoir vécu six ans à Paris, sa famille retourne au Nigeria et s’installe à Lagos. Asa suit les cours de l’école de musique ouverte par le saxophoniste britannique Peter King. En 2004, après avoir envoyé une maquette à l’AFAA, elle participe au projet « Assata » et revient en France pour donner des concerts. Fin 2006, elle signe un contrat avec le label français Naïve Records. Son premier album éponyme, enregistré au studio Le Chantier à Montreuil, sort en l’année suivante. Asa y chante en anglais et en langue yoruba, accompagnée entre autres par le flûtiste de jazz Malik Mezzadri. En juillet 2007, Asa se produit au Zénith de Paris lors du Garance Reggae Festival.

asa jailer le clipAsha“, le petit faucon, son surnom en langue yoruba, n’en revient pas. À Paris, des gens l’arrêtent dans la rue pour lui faire entendre “Fire on the Mountain” qu’ils ont chargé sur leur téléphone ! Elle est sidérée du succès instantané de cette chanson due à son partenaire musical et producteur le wunderkind nigerian aveugle et multi-instrumentiste Cobhams Asuquo, et écrite sur l’inspiration du moment, alors qu’elle enregistrait son album à Montreuil. Sur fond de rythmique reggae, ce cri contre l’indifférence lui vaut la reconnaissance des rastas locaux qui lui balancent du “sista” à tout va et ce d’autant plus qu’elle s’est produite en ouverture du dernier Garance Reggae Festival en remplacement de Stephen Marley. Mais son univers à elle est beaucoup plus varié, riche d’infl uences multiples. Il y a d’abord l’endroit où elle vit, dont elle souhaite faire sa base, Lagos, le New York africain : dix millions d’habitants, ses embouteillages, ses bus jaunes bondés, ses pièges, ses tensions mais aussi sa scène musicale, hip hop et fuji, américanisation et traditions yorubas mêlées, son énergie propice à la créativité. L’Afrique du Sud, également, où elle s’est déjà produite et dont elle admire aussi bien Myriam Makeba que les jeunes pousses du kwaito. Et puis il y a la France où elle est née, dont elle ne parle pas la langue (mais elle va s’y mettre, promis, juré…) mais qui agit sur elle comme un aimant. C’est au centre culturel français de Lagos qu’elle a fait ses premiers pas sur scène, c’est en France qu’elle a participé à des résidences et programmes d’échange qui lui ont mis le pied à l’étrier : “Ici, on m’a encouragée à aller de l’avant, on m’a ouvert des portes“, notamment celles du Zénith parisien (Garance Festival), de l’Olympia (première partie de John Legend) du New Morning (avec les Nubians), sans oublier des rencontres avec Femi Kuti, Manu Dibango, Richard Bona ou Archie Shepp, puis fi n 2006, la signature d’un contrat pour son album chez Naïve et, enfi n, l’enregistrement au studio le Chantier à Montreuil : “des gens super, très ouverts, j’ai bien aimé l’esprit qui anime ce lieu” affirme-t- elle. Elle écoute beaucoup de musique, toutes sortes de musiques, du jazz surtout. Ses favoris ? : Ella Fitzgerald, Nina Simone, John Coltrane, Miles Davis. Et aussi dans d’autres domaines, preuve d’un bel éclectisme, Renaud, Benjamin Biolay, Chuck Berry, Jimi Hendrix, De Angelo, Indie Arie, Fela Kuti bien sûr et encore et toujours les musiques traditionnelles et religieuses yoruba. Et Asà de préciser : “Je veux continuer d’approfondir tout ce avec quoi j’ai grandi, tout ce qui contribue à mon propre style que j’appellerai “fusion“, maintenant très bien accepté au Nigeria (ce ne fut pas toujours le cas). Des jeunes musiciens viennent me dire que je les inspire, j’y ai fait là-bas aussi des premières parties prestigieuses (Beyonce, Snoop Dog) et je crois beaucoup en l’avenir de mon pays. Je veux contribuer à lui fournir de l’espoir et des raisons d’espérer…“.

La traduction des paroles de Jailer par ASA c’est ici :

Jailer par ASA

Maton

Je suis enchaînée, et toi aussi
Je porte un uniforme, et toi aussi
Je suis un prisonnier, et toi aussi

M. le Gardien

Je connais la peur, et toi aussi
Je mourrai un jour, et toi aussi
La vie est belle, tu n’es pas d’accord ?

M. le Gardien

C’est à toi que je parle, gardien
Arrête de me traiter de prisonnier
Que celui qui n’a jamais péché
Jette la première pierre

M. le Gardien

Tu supprimes toutes mes stratégies
Tu m’oppresses de tous les côtés
Mais ce que tu ne sais pas
C’est que toi aussi tu es une victime

M. le Gardien

Mon point de vue ne t’intéresse pas
Si je meurs un autre me remplacera
Alors tu me traites comme un esclave moderne

M. le Gardien

C’est à toi que je parle, gardien
Arrête de me traiter de prisonnier
Que celui qui n’a jamais pêché
Me jette la première pierre

M. le Gardien

Si tu te trouves dans un marché
Ne t’attaque pas à n’importe qui
Parce que si tu le faisais tu pourrais blesser
Un des tiens
Tes règles ne font pas toujours autorité
Alors tu ferais mieux de te remettre en question
Et d’aimer ton prochain, gardien

Arrête de me traiter de prisonnier
Que celui qui n’a jamais pêché
Me jette la première pierre

M. le Gardien

C’est à toi que je parle, gardien
Arrête de me traiter de prisonnier
Que celui qui n’a jamais pêché
Me jette la première pierre

J’ai entendu mon bébé dire
Je voudrais être président
Je voudrais prendre
L’argent du gouvernement
Ce qu’il ne sait pas, ce qu’il ne saura pas, ce qu’il ne peut pas savoir
Gardien
Sois bon


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