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Sarko l'écolo ... en banlieue ?

Publié le 06 novembre 2008 par Juan
Sarko l'écolo ... en banlieue ?
Mardi 3 novembre, Nicolas Sarkozy a vanté les mérites du Grenelle de l'Environnement, lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis. Pour cette visite, une trentaine de gens du voyages ont été déplacés dimance soir.
Certaines mauvaises langues ont souligné qu'il était plus facile au Président de parler écologie en banlieue que de l'échec du Plan Banlieue de Fadela Amara. La défense de l'Environnement en Seine Saint Denis, une opération de communication supplémentaire ?
Bravache, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il avait pensé à l'idée du Grenelle de l'Envirronnement "bien avant" son élection, que "contrairement à d'autres" il tenait ses promesses, que l'écologie n'était ni de gauche ni de droite, et que les Verts étaient ... une secte.
L'écologie, nouveau projet de croissance ?
«Tout ce qu'on est en train de faire sur le Grenelle de l'environnement, on le respectera scrupuleusement, parce que c'est une réserve de croissance fantastique», a déclaré Nicolas Sarkozy mardi. En particlier, le président français a cité l'isolation des logements, une aubaine pour des industriels comme Saint Gobain. Les Verts souscriront à ce constat, pour l'avoir défendu depuis plusieurs décennies.
Le président a aussi salué le système de bonus-malus automobile, un système dont l'élargissement a été quasiment enterré au début du mois de septembre, et qui, pour ses détracteurs écologistes, sert de paravent à l'absence d'ambition en matières de transports collectifs: "Si aujourd'hui le marché automobile français est infiniment moins déprimé que les autres marchés automobiles européens, c'est parce qu'il y a le bonus" (...) "On va travailler sur d'autres familles de produits parce que je crois beaucoup à cette politique".
Sarkozy pro-OGM
On apprenait la semaine dernière qu'un projet européen de déploiement de la culture OGm, et notamment du controversé maïs ON810, était à l'étude dans les bureaux du Président de la Commission Européenne Barroso. En France, les hésitations gouvernementales à faire jouer la clause de sauvegarde l'an passé vis-à-vis de ce maïs transgénique avaient plombé l'exercice de communicatyion bien rôdé qu'était le Grenelle de l'Environnement. José Bové avait dû entamé une grève de la faim devant le ministère de l'Ecologie à Paris pour faire flancher la secrétaire d'Etat. Et voici qu'un proche de Sarkozy participerait aux réunions secrètes à Bruxelles sur le développement des OGM en Europe !
Dimanche 26 octobre 2008, The Independent on Sunday nous livre la synthèse de quelques documents confidentiels plutôt étonnants. Des réunions secrètes ont été convoquées par Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. A la demande de Barroso, chaque Premier Ministre des 27 a nommé un représentant spécial. Pour la France, il s'agirait d'un "collaborateur proche" de Nicolas Sarkozy. Au menu de ces petites sauteries privées, un sujet urgent et hautement stratégique : trouver les moyens d'accélérer la culture des OGM et de persuader les citoyens européens de les accepter. (Source)
Sarkozy pro-nucléaire
L'année 2007 a été marquée par la "diplomatie atomique" du président français. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a en effet vendu la technologie nucléaire française, à des degrésdivers, à la Libye, l'Algérie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, l'Inde, l'Arabie Saoudite, Abou Dhabi, l'Egypte. Il avait même précisé, en novembre 2007, que l'Iran avait droit au nucléaire civil.
Ses arguments sont connus : (1) le nucléaire serait bon contre le réchauffement climatique ; (2) le passage au nucléaire encouragerait la démocratie et le développement; (3) pour lutter contre la prolifération nucléaire militaire, il faut vendre du nucléaire civil ; (4) vendre du nucléaire est bon pour les exportations françaises, et donc l'emploi; (5) vendre du nucléaire au Moyen Orient encourage la paix; (6) vendre du nucléaire civil n'est pas dangereux.
Sacs plastiques, l'ennemi est dans le détail.
Coïncidence, le 29 octobre dernier, la Commission des finances de l’Assemblée nationale a adopté un amendement instaurant une taxe sur les sacs de caisse et de fruits et légumes non biodégradables plutôt que de les interdire totalement.
Une réintroduction d'un "droit à polluer" ?
Les sacs biodégradables restent des produits jetables et aucun argument objectif ne justifie leur pseudo-atout « environnemental » : par manque de filière de compostage, ils seront brûlés en incinérateur comme les autres, et leur production nécessite la mobilisation de surfaces agricoles et de l’énergie, à l’instar des agrocarburants. Aucune étude ne permet de conclure que ces sacs dits biodégradables soient « plus écologiques ». Pour Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d’Agir pour l’environnement, « dans un contexte de crise alimentaire et environnementale, cultiver des terres pour fabriquer des sacs plastiques dont la durée de vie est de quelques heures est une ineptie s’ajoutant à celle des cultures à vocation d’agrocarburants » (source)

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