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PS REIMS le sens de la véritable rupture

Publié le 16 novembre 2008 par Gilles74

La  future  présidente  du  parti  socialiste  ne  sera  pas  désignée  par  les  représentants  du  parti  mais  par les  militants.

Fait  nouveau  dans  ce  parti  séculaire  car  pour  la  première  fois  sans  doute la ligne  du  parti  ne  sera  plus  conduite  par la  direction  mais  la ligne  définie  par  la  future  présidente  s'imposera non seulement  aux  instances  dirigeantes  mais demain à l'ensemble  des  militants.

Pour  une  révolution personne  ne  peut  nier  que  le changement  et mieux  encore  la  RUPTURE a bien  eu lieu  lors  de  ce  congrès à haut  risque.

Deux  gagnantes,  deux  femmes  de  caractère  dont  les options politiques  fondamentales  sont  assez  proches.

L'une  fille de  Jacques Delors , l'autre  fille  spirituelle  du  même  homme.

Mais  deux  caractères différents  et une approche méthodologique opposée.

Seuls  les  adhérents  du  parti prendront  la  responsabilité dans  quelques  jours  d'imprimer le  véritable  changement  de  ce  parti.

Soit une  forme  de  compromis  avec  Martine  Aubry  et  le  maintien  pour  l'essentiel  des  vieux  éléphants  du  parti  dans  leurs  postes  de  responsabilité. le  changement  en douceur  avec  tous

Soit le  vent  du  large  pour  l'équipe  des  jeunes  loups  de  Ségolène  ROYAL  et  la  rupture  définitive.

 Le balayage  de  tous  ses  opposants dont  l'attitude  aujourd'hui  montre  à l'évidence  pour  ceux  qui acceptent  de  voir  que sa  défaite  en 2007 leur  est pour  une  grande  part imputable.

Que  feront  les  adhérents  dans  quelques  jours? leur  choix  est  simple:

Soit  maintenir le  parti  en l'état  et  surtout  conserver  les  postes à  ceux  qui ont  amené  le  PS  dans  le mur.

Soit  prendre  le  risque  non pas  de  perdre  c'est  déjà  fait  mais  sans  doute  demain  de pouvoir  gagner  en 2012, en disposant  du  temps nécessaire  et  surtout  d'un programme  déjà  partiellement  construit   pour  absorber  l'électorat  centriste sans  avoir à passer  des  alliances  avec François  Bayrou   qui  se  retrouverait  alors comme Le PEN  en 2007.

rappel  d'une  note  publiée  avant  le  congrès  de  REIMS

PS le massacre et après?

l'épée de Damoclès au dessus du congrès de REIMS

Le massacre qui se prépare, ou les éléphants jouent ils à se faire peur?
les tractations en cours voient se dessiner non pas la convergence vers la motion de Ségolène ROYAL (29% des voix) mais ce que redoutaient bon nombre de socialistes la fracture et l'unification des trois autres motions contre Madame ROYAL.
Bertrand Delanoé (25,29%) Martine Aubry (24,;32%) Hamon (18,48%)
Le tout contre Ségolène sera donc le mot d'ordre du parti. constat désolant mais dont personne ne semble vouloir imaginer et mesurer les conséquences sur le long terme.
Tout d'abord rien n'est encore joué, du fait que les électeurs seront appelés à valider les choix à l'issue du congrès.
deux hypothèses s'imposent:
Soit Ségolène Royal est enfin retenue et le PS devra alors s'unir dans la perspective d'une victoire alors rendue possible en 2012.
Soit elle se retrouverait écartée.
deux sous hypothèses sont alors à prendre en compte:
- les électeurs ne valident pas le choix des dissidents et reconduisent avec une plus forte majorité Ségolène ROYAL
- les électeurs valident la décision du congrès de REIMS.
Là encore Ségolène ROYAL aura de nouveau deux choix:
Soit accepter la décision du parti et donc se soumettre en s'écartant définitivement de la compétition de 2012 qui ne peut que conduire à la défaite;
Soit comme MELANCHON, elle quitte le PS pour créer un nouveau parti radical socialiste en arguant du fait du soutien inconditionnel de son propre électorat.
Seule cette décision lui conserverait toute ses chances de se retrouver à nouveau au second tour de 2012 en ayant au préalable pendant 3 ans la possibilité avec un programme cohérent de laminer l'électorat de son rival François BAYROU.
cette décision est très difficile à prendre,
mais n'est pas CESAR qui veut et le RUBICON doit toujours être franchi si elle pense avoir une destinée nationale à tenir.
cette hypothèse marquerait alors le déclin définitif du PS. La totale responsabilité serait alors celle de ceux qui se sont mis à l'opposé du choix démocratique des électeurs de ce même parti.
Dans ces conditions tant que le congrès ne se sera pas tenu, toutes les hypothèses existent,
mais l'épée de DAMOCLES aussi.
rappel d'une note publiée il ya quelques jours:
Reims, un sacre royal ou le massacre?
Nous serons très vite fixés sur l'avenir du PS. la victoire même modeste de la motion de Ségolène Royal lui donne la légitimité (par ailleurs reconnue par les perdants ) d'être chargée de conduire la convergence vers une motion portée par ses propres convictions.
les tacticiens ou cuisiniers ont beau dire que même avec 29% des votes il en reste encore 71% qui n'ont pas validé ses choix.
Il n'y a que deux alternatives possibles comme l'a bien compris Mélanchon sincère avec ses convictions et qui vient de partir:
Soit prendre acte de la victoire de Ségolène ROYAL en rejoignant sa motion et accepter par avance sa désignation à la candidature présidentielle de ,2012.
Soit s'y opposer et prendre la lourde responsabilité de l'éclatement inévitable dans ces conditions du parti socialiste.
Qui peut avoir ce courage au PS ?
Fabius non, DSK non plus, Aubry non plus,Delanoé Non Emanuelli peut être avant de rejoindre le futur parti de mélanchon.
Le pari de ségolène ROYAL est en passe d'être gagné.
La fronde toujours possible pour l'empêcher de prendre la direction du PS marquerait demain la mort politique de très nombreux éléphants du parti.
L'éclatement politique inévitable du PS laisserait alors le champ libre à la construction et un retour à un véritable parti radical Socialste conforme à son histoire.
Seul parti de nature à regrouper en vidant de ses électeurs le centre droit et le centre gauche.
C'est ce pari que Vincent PEILLON, Emmanuel VALLS et Julien DRAY sont en passe au cours des quelques jours qui viennent de réaliser non pas seulement au profit de la future candidate de 2012 mais pour eux mêmes en ringardisant tous les séniors qu'ils renverront dès le 15 novembre à la retraite (bien mérités sans doute)
Le parti radical socialiste les racines: (wikipédia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Naissance_du_Parti_r%C3%A9publicain,_radical_et_radical-socialiste#Les_sources_id.C3.A9ologiques_du_mouvement
Extrait:
Les héritiers des Lumières et de la Révolution
Pour les radicaux « Le radicalisme se présente comme l'application politique du rationalisme » (Herriot). La gauche croit au XIXe en la perfectibilité indéfinie de l'humanité, en la raison humaine, la science, le progrès, la démocratie, le suffrage universel, l'instruction gratuite et laïque qui donnerait naissance à un lien étroit entre le progrès intellectuel, matériel et social. Elle s'inspire de l'esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain de Condorcet et s'oppose à l'obscurantisme et au cléricalisme . Les partisans du mouvement cultivent le patriotisme en célébrant en 1790 de la fête de la fédération et en faisant référence à la révolution populaire dirigée par les montagnards en 1793. Ils se disent les héritiers des principes de 1789 et des démocrates socialistes de la Ire République. Pour eux, la république est la promesse de justice sociale et d'avenir meilleur.
« la révolution est un bloc » Clemenceau, (référence à la terreur).
« le bulletin de vote peut et doit se substituer aux barricades. La révolution est une référence, c'est une norme, mais ce n'est aussi qu'un point de départ ».
Tout au long de son évolution le courant annonce son attachement direct à la révolution. En 1905, Fernand Buisson oppose au marxisme un socialisme républicain qui est « le simple développement , l'aboutissement logique des principes de 1789. C'est au nom de la déclaration des droits de l'homme que nous réclamons pour tout homme le droit à la vie humaine dans sa plénitude effective ». Buisson écrit en 1910 que le parti radical est le parti même de la révolution, il tend a réaliser son programme dans la continuité de l'esprit de la révolution. En 1861, Clemenceau confirme cette idée de prolongement idéologique en rappelant que « cette admirable révolution par qui nous sommes n'est pas finie ».
Congrés juin 1901
« la meilleure façon de défendre la république, c'est de la rendre démocratique » : les partisans veulent laïciser, mettre en place des réformes sociales : impôt sur le revenu, retraite des ouvriers, réduction à 2 ans du service militaire En 1902, lors des élections de mai, Combes (radical) arrive au pouvoir : c'est le début de la république radicale.
Le programme politique
Le Radicalisme possède une vision spécifique de l’organisation sociale et humaine fondée sur la primauté de l’individu. Il prend sa source dans l’histoire même de la République à laquelle il est étroitement lié. La profession de foi du radicalisme est composée de cinq points : « Laïcité, Solidarité, Humanisme, Tolérance, Universalisme ».
Lors de la fondation du nouveau parti, la déclaration de clôture de ce premier congrès, lue par camille Pelletan, servit de cheville ouvrière au programme politique revendiqué par les radicaux durant les premières années du XXe siècle. Cette déclaration insistait donc sur l'union à gauche, la nationalisation des grands monopoles, la séparation de l'Église et de l'État et la création d'un impôt égalitaire basé sur le revenu.
Ce programme fut partiellement appliqué durant les années suivantes, profitant d'une alliance à l'Assemblée nationale, entre les socialistes (de Jean Jaurès) et les radicaux (qui mirent Emile Combes au gouvernement). Cette période fut marquée par la spectaculaire lutte contre les congrégations religieuses.
En 1907, au congrès de Nancy, le parti adopte enfin un véritable programme politique (présenté par une commission dont le rapporteur était Édouard Herriot . Nettement ancré à gauche, confirmé par le congrès de Pau en 1913, ce programme, avec quelques dépoussiérages, sera la pierre angulaire du programme politique de ce parti durant plus d'un demi-siècle.
Il prône une politique laïque et anticléricale, symbolisée par l’action du Président du Conseil Émile Combes (1902–1905) qui amènera les lois de séparation de l’Église et de l’État par le Gouvernement Aristide Briand. Il vante la propriété privée : en effet, les radicaux voient dans l’accession des salariés à la propriété le remède aux problèmes de la société industrielle.
Durant l’entre deux guerres, les idées qu'il défend, constituent un ensemble dans lequel se reconnaît une grande partie des Français. Tout d’abord, un attachement profond à la nation et au régime républicain, identifié au système parlementaire, ensuite une conception de la République qui intègre de manière indissociable la laïcité sans sectarisme, érigé en l’un des fondements de la République, dont l’instruction dispensée par l’école est le moteur du progrès social. Le tout est mâtiné d’une conception humaniste de la société et de la politique.


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