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Obama ignore le G20 de Sarkozy, Bush aussi.

Publié le 16 novembre 2008 par Juan
Barack Obama n'a même pas considéré sa propre venue au G20 de Washington. Bush déjà avait remanié le projet de Nicolas Sarkozy pour mieux montrer ses réticences. Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, se soucie de la crise mondiale, mais, comme le titre LE MONDE, "America is First." Il s'est adressé aux Américains, pour appeler à une relance économique. Point barre. Deux émissaires, l'ex-secrétaire d'Etat Madeleine Albright et l'ancien parlementaire républicain Jim Leach, se sont rendus à Washington pour rencontrer les dirigeants australien, sud-coréen, mexicain, turc et argentine. Côté France, Sarkozy boudait-il pour envoyer ... Christine Lagarde ? Aux Etats-Unis, la grande conférence a accouché d'une souris médiatique : quatre grands principes, qu'il faudrait être fou de contester (quoique). La presse internationale n'est pas dupe. Et en France, les rares extraits audiovideo de la conférence de presse du président français figuraient un Sarkozy défendant ses avancées. Les pays du G20 s'y engagent sur quatre principes, que les ministres des Finances de ces Etats devront mettre en musique d'ici le 31 mars 2009 : - une relance coordonnée de l'économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande, la politique monétaire et une aide accrue du Fonds monétaire international et des banques de développement en faveur des pays fragiles ; - une amélioration de la régulation des marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière ; - l'ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement ; - le refus du protectionnisme. Dans son annexe, le plan d'action de cinq pages détaille les grandes recommandations que les ministres des finances du G20 devront faire d'ici le 31 mars 2009 : - la limitation des effets procycliques (aggravant) des règles en vigueur sur les marchés ; - l'alignement des normes comptables au niveau mondial, en particulier pour les produits financiers complexes ; - l'amélioration de la transparence des marchés dérivés pour réduire les risques systémiques ; - l'amélioration des pratiques de compensation - l'évaluation du mandat, du mode de gouvernance et des besoins en ressources des institutions financières internationales ; - la définition du champ des institutions ayant une "importance systémique" - dont l'effondrement menacerait l'ensemble du système financier mondial et qui nécessiterait donc une action coordonnée pour éviter leur défaillance.Une dernière chose, l'ex-dissident et ex-président de la République Tchèque Vaclac Havel, s'est dit "surpris et inquiet", samedi 15 novembre, après les déclarations de Nicolas Sarkozy au sujet du bouclier antimissile américain. Ce dernier avait tâclé l'Amérique, pour faire plaisir à son meilleur allié, la Russie. Sarko l'Américain ?&alt;=rss

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