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La fin d’un monde, 2001, par Lundgren

Publié le 17 novembre 2008 par Emmanuel

17 octobre 2001 – La fin d’un monde. Il y avait en ce jour d’automne comme un sentiment d’irrationalité, de peur, de gravité. Les tours jumelles de New-York venaient de s’effondrer, la paranoïa avait envahi l’Occident. La France s’interrogeait sur les causes de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse, les pseudo-supporters de l’équipe nationale d’Algérie envahissaient la pelouse du Stade de France.

D’une certaine manière, tous nos repères étaient bouleversés. Il y avait comme une urgence à revenir à l’essentiel et à ne plus se laisser envahir par les contraintes inutiles. C’était l’état d’esprit dans lequel j’étais dans cet appartement lyonnais sur les pentes de la Croix-rousse. Voir le danger et la réalité en face. Penser l’essentiel, ne plus tergiverser, quelque part aussi ne plus céder à la facilité d’une vie tracée, confortable, sans problèmes, mais sans plaisir… Week-ends urbains, séjours méditerranéens, longues veillées musicales sur fond de Beethoven.

Moins d’une semaine plus tard, mon univers explosait totalement. Il me faudra de longs mois pour reconstruire une vie en accord avec ce que j’étais et ce que je suis.

En attendant, je viens de quitter Lyon, je suis sur l’autoroute, le vent de sud souffle sur l’A7 et disloque les nuages, provoque une explosion de lumière rasante sur la vallée du Rhône. Je roule à 180, je fume cigarettes sur cigarettes. Ce soir là je dormirai seul, sans issue de secours, sans limites.

  

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