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Après Reims, la chaude semaine

Publié le 17 novembre 2008 par Vernon27journal

Reims tribune Ainsi le 75ème Congrès socialiste de Reims s'est achevé, hier, dans la confusion et le lamentable spectacle offert en direct et non-stop sur la Chaîne parlementaire. Les français qui ont suivi la retransmission sont restés abasourdis par la haine entretenue et orchestrée, d'une partie des congressistes envers Ségolène Royal. Des tontons flingueurs, sûrs de leur coup, n'avaient pour objectif que la mort politique de l'ancienne candidate à la présidentielle. Il fallait, pour ce faire, un motif. Reims applaudissements Difficile, car entre Delanoë, Aubry et Royal, aucun clivage sérieux ne pouvait rejeter celle qui obtint 17 millions de voix à la présidentielle. L'ancrage à gauche des trois motions ne faisait aucun doute. Alors quoi? L'ouverture vers le MoDem, bien sûr! Pour l'occasion, les éléphants décident le de baptiser "centre-droit", comme pour mieux effaroucher le meilleur des socialistes. Tout le monde sait que François Bayrou est entré en opposition ouverte avec l'UMP, mais les archaïques du PS commettent la grossièreté, calculée, de le situer à droite. Si ces hommes, et femmes, du passé poussent leur logique jusqu'au bout, ils devraient faire démissionner toutes les municipalités de gauche qui ont pratiqué l'ouverture au MoDem. Chiche! Ce prétexte, fallacieux, fait long feu. Le Parti Socialiste ne peut arriver au pouvoir avec 35% de voix. Les alliances avec d'autres mouvements politiques, lorsque ceux-ci défendent des valeurs essentielles, s'inscrit dans une logique mathématique. Ce fut le cas pour le parti gaulliste avec les Républicains Indépendants et l'UDF, plus tard. Ce fut le cas pour le Parti Socialiste de François Mitterrand avec le Parti Communiste et les Radicaux de Gauche. Aujourd'hui pour le PS, la logique du centre-gauche est le passage obligé. Evidemment, cela ne signifie aucunement pour lui d'un quelconque reniement de ses valeurs fondamentales.

Ségolène Royal, hier, a contourné l'obstacle et proposé de soumettre la question aux militants. Rien n'y fit, la haine est restée intacte. Malgré tout, la défaite des trois motions anti Royal est double: le discours de cette dernière, résolument de gauche, de dimanche a été, contrairement à la veille, le plus applaudi. Ensuite, Delanoë, Aubry et Hamon n'ont pas réussi le "TouT Sauf Royal".

Cette semaine s'annonce des plus chaudes, dans les fédérations.Tout va être tenté, une nouvelle fois contre celle qui est devenue leur cauchemar....


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