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Pierre Rabhi et Yann Arthus-Bertrand - Visions durables...

Publié le 17 novembre 2008 par Greg Catel

A l'occasion du salon Marjolaine, Yann Arthus-Bertrand et Pierre Rabhi ont livré leurs visions du développement durable dans un entretien à L'Express.


Yab

Portraits : Yann Arthus-Bertrand a rencontré l'écologie dans les airs et veut toucher le grand public à travers ses images. Pierre Rabhi, penseur et écrivain, partisan de la décroissance, a découvert l'environnement les pieds dans un lopin de terre cévenol. Leurs visions des années à venir, aussi troublantes de clairvoyance que différentes, se rejoignent sur deux constats: l'attentisme des hommes politiques et l'urgence de changer le système.

Extraits de l'entretien...
Où en sera le développement durable en France en 2020?
Yann Arthus-Bertrand: En 2020 et plus encore en 2030, nos modes de vie auront complètement changé. Car la France et le monde devront s'adapter d'ici là au manque le pétrole. L'économie mondiale dépend totalement de cette ressource. Des villes entières fonctionnent et existent uniquement grâce au pétrole. Dans vingt ans, nos déplacements, l'organisation des villes et de nos vies quotidiennes seront guidés par une nécessité de sobriété. 
Pierre Rabhi: Le développement durable n'aura pas fait changer significativement nos modes de consommation d'ici à 2020, si l'argent et la croissance restent les priorités absolues. Pour l'instant je considère que nous faisons fausse route. Pour changer les choses efficacement, dans les années qui viennent, je crois profondément en la pédagogie par l'exemple. 
Les agro-carburants débouchent sur une impasse, l'éolien fournit peu d'énergie et s'avère une solution insuffisante. Qu'en pensez-vous?
Pierre Rabhi: Les citoyens refusent toute réduction de leur consommation et de leur confort. Mais tant que nous ne renoncerons pas à notre boulimie énergétique, je ne vois pas comment progresser. Je prêche donc la modération et je pense même qu'il ne faut pas avoir peur du rationnement.
Yann Arthus-Bertrand: Aujourd'hui, nous avons besoin de toutes les sources d'énergie: l'éolien, le photovoltaïque et les autres énergies renouvelables, mais aussi le nucléaire dont on ne peut pas se passer pour l'instant. Cela dit, il faut réduire réduire réduire! Or le système encourage la consommation: plus on consomme, meilleur c'est pour le pays.
On continue à construire des autoroutes, malgré la crise écologique et les promesses du Grenelle. Pourquoi?
Yann Arthus-Bertrand: Parce que nous sommes dans un pays où tout ce qui a été planifié, que ce soit un an ou dix ans en arrière, voit le jour, parfois en dépit du bon sens. Nous manquons vraiment de réactivité...
Pierre Rabhi: On construit des autoroutes pour aller chercher à des centaines, voire des milliers de kilomètres, ce que nous sommes capables de produire dans nos régions. C'est une grave erreur...
Retouvez cet entretien sur le site de l'Express
GC.

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LES COMMENTAIRES (2)

Par François Carré
posté le 08 juin à 10:51
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Il est bien d'établir des constats, et, le film "Home" est un chef-d'oeuvre du résumé de nos origines et de la situation à laquelle nous sommes confrontés, nous les terriens qui, pour le "monde" occidental, vivons à coté de nos pompes et, le plus souvent, sur le dos des pays dits "en développement". En fait depuis la nuit des temps, l'homme, plus ou moins par "peuplades" interposées, a toujours essayé d'en avoir plus en tondant la laine sur le dos de ses congénères. Espérez que celà change, c'est très bien, mais, le peut-on vraiment, et, le pensez-vous réellement, vous Yann Arthus-Bertrand, et vous Pierre Rabhi ? Et, quand vous parlez énergies renouvellables . . . Qu'en savez-vous ? Je puis vous éclairer sur l'une d'entre-elles, l'énergie éolienne (j'avais d'ailleurs envoyé un courrier à ce sujet à Pierre Rabhi, qui ne m'a jamais répondu). L'éolien actuel, qu'on le veuille ou non, constitue le choix le plus symbolique et, à ce titre, le plus pernicieux que l'on pouvait faire. Venons-en aux faits. La puissance d'une machine (ou sa faculté à capter l'énergie du vent) est le produit du couple moteur multiplié par la vitesse de rotation. La vitesse de rotation, à pas constant jusqu'à régulation, est proportionnelle à la vitesse du vent . . . Pour ce qui concerne le couple moteur, il est proportionnel à la pression exercée par le vent sur les hélices. A faible pression correspond peu de couple moteur, donc faible puissance . . . Or, la pression exercée sur une hélice dépend directement de la surface par les pales, c'est à dire du coefficient dit "de plénitude" d'une hélice. Il était bien sûr facile de transposer intégralement la technique des hélices d'avion à l'éolien, et, c'est ce que nous avons fait, assez bêtement d'ailleurs, puisque ces concepts sont même abandonnés en aviation pour manque de rendement. Si l'on sait qu'une pale 2 fois plus large n'engendre qu'une pression et un couple moteur multiplié par 1,66, il n'en reste pas moins qu'il est largement supérieur. Une faible empreinte de surface de pales permet seulement aux éoliennes actuelles de résister aux vents forts et de commencer de produire vraiment qu'au delà de 11 m/s de vent, de sorte que la puissance installée n'est couverte, sur les meilleurs sites, que 8 à 9% du temps tout au plus. Il est posible de PRODUIRE (il ne s'agit pas de faire l'apologie de puissances installées phénoménales, ces puissances installées ne sont là que pour ébaudir le peuple) 3 à 4 fois plus pour un même coût d'installation et de suivi, et, en moyennes de vents modérées, presque 5 fois plus. Faire croire à des personnes bien formatées par ailleurs, que l'on a appliqué la quintescence de la technique, n'est qu'illusion et bourrage de crâne, et, pour les réceptionneurs, montre que la crédulité permet d'avaller toutes les couleuvres. Il est dit, très bêtement, et, répété, qu'une hélice multipale est de plus faible vitesse de rotation qu"une bi ou tripale, et, c'est totalement faux si l'on utilise le même type de pale et que l'on place celles-ci à même calage . . . Pour ce qui concerne le couple moteur, il est, dans ces mêmes conditions, directement proportionnel au nombre de pales engagé, et, perdure après mise en rotation en plaçant toujours, en puissance, les multipales très au dessus des bi et tripales. Après 12 années de recherche fondamentales, bibliographiques d'abord, puis sur soufflantes aérodynamiques de laboratoire, nous avons observé un certain nombre d'autres d'aspects évoqués sur notre site web : "http://tleboucher;free.fr/fc.index.htlml". Nous sommes à votre disposition pour vous apporter plus amples informations. Sincères salutations.

François Carré, Ing. R & D, ancien attaché au CNRS et à l'INSERM, président de l'association EOLE plus.

Par François Carré
posté le 08 juin à 10:51
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Il est bien d'établir des constats, et, le film "Home" est un chef-d'oeuvre du résumé de nos origines et de la situation à laquelle nous sommes confrontés, nous les terriens qui, pour le "monde" occidental, vivons à coté de nos pompes et, le plus souvent, sur le dos des pays dits "en développement". En fait depuis la nuit des temps, l'homme, plus ou moins par "peuplades" interposées, a toujours essayé d'en avoir plus en tondant la laine sur le dos de ses congénères. Espérez que celà change, c'est très bien, mais, le peut-on vraiment, et, le pensez-vous réellement, vous Yann Arthus-Bertrand, et vous Pierre Rabhi ? Et, quand vous parlez énergies renouvellables . . . Qu'en savez-vous ? Je puis vous éclairer sur l'une d'entre-elles, l'énergie éolienne (j'avais d'ailleurs envoyé un courrier à ce sujet à Pierre Rabhi, qui ne m'a jamais répondu). L'éolien actuel, qu'on le veuille ou non, constitue le choix le plus symbolique et, à ce titre, le plus pernicieux que l'on pouvait faire. Venons-en aux faits. La puissance d'une machine (ou sa faculté à capter l'énergie du vent) est le produit du couple moteur multiplié par la vitesse de rotation. La vitesse de rotation, à pas constant jusqu'à régulation, est proportionnelle à la vitesse du vent . . . Pour ce qui concerne le couple moteur, il est proportionnel à la pression exercée par le vent sur les hélices. A faible pression correspond peu de couple moteur, donc faible puissance . . . Or, la pression exercée sur une hélice dépend directement de la surface par les pales, c'est à dire du coefficient dit "de plénitude" d'une hélice. Il était bien sûr facile de transposer intégralement la technique des hélices d'avion à l'éolien, et, c'est ce que nous avons fait, assez bêtement d'ailleurs, puisque ces concepts sont même abandonnés en aviation pour manque de rendement. Si l'on sait qu'une pale 2 fois plus large n'engendre qu'une pression et un couple moteur multiplié par 1,66, il n'en reste pas moins qu'il est largement supérieur. Une faible empreinte de surface de pales permet seulement aux éoliennes actuelles de résister aux vents forts et de commencer de produire vraiment qu'au delà de 11 m/s de vent, de sorte que la puissance installée n'est couverte, sur les meilleurs sites, que 8 à 9% du temps tout au plus. Il est posible de PRODUIRE (il ne s'agit pas de faire l'apologie de puissances installées phénoménales, ces puissances installées ne sont là que pour ébaudir le peuple) 3 à 4 fois plus pour un même coût d'installation et de suivi, et, en moyennes de vents modérées, presque 5 fois plus. Faire croire à des personnes bien formatées par ailleurs, que l'on a appliqué la quintescence de la technique, n'est qu'illusion et bourrage de crâne, et, pour les réceptionneurs, montre que la crédulité permet d'avaller toutes les couleuvres. Il est dit, très bêtement, et, répété, qu'une hélice multipale est de plus faible vitesse de rotation qu"une bi ou tripale, et, c'est totalement faux si l'on utilise le même type de pale et que l'on place celles-ci à même calage . . . Pour ce qui concerne le couple moteur, il est, dans ces mêmes conditions, directement proportionnel au nombre de pales engagé, et, perdure après mise en rotation en plaçant toujours, en puissance, les multipales très au dessus des bi et tripales. Après 12 années de recherche fondamentales, bibliographiques d'abord, puis sur soufflantes aérodynamiques de laboratoire, nous avons observé un certain nombre d'autres d'aspects évoqués sur notre site web : "http://tleboucher;free.fr/fc.index.htlml". Nous sommes à votre disposition pour vous apporter plus amples informations. Sincères salutations.

François Carré, Ing. R & D, ancien attaché au CNRS et à l'INSERM, président de l'association EOLE plus.

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