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La société telle qu’on la mérite ?

Publié le 18 novembre 2008 par Posuto

 Par RV

Que reprocher vraiment au PS ?

Se déchirer sur des projets ? Normal, les débats sont sains.

Se déchirer pour des problèmes d’ego ? Humain ; pitoyable certes, mais humain.

Donner le spectacle d’élus coupés du peuple ? Vous en connaissez des élus proches du peuple ? Impossible, avec la vie qu’ils mènent. Ils sont en apesanteur, leur vie matérielle les pousse à ne plus voir grand-chose. Ils ne tiennent jamais de porte, ne connaissent le prix du lait que s’ils ont une fiche faite par un collaborateur et ont comme principal souci de séduire les medias. C’est comme ça.

Alors quoi ?

Alors, si de Jospin à Hollande les dirigeants du PS avaient fait preuve ne serait-ce que d’un peu plus de pugnacité altruiste, on n’aurait pas le sarkozysme qui détruit nos services publics, notre politique d’accueil et nos espoirs de solidarité.

Petit à petit, nous abandonnons le combat. Jeudi, une grève très importante se profile, contre les méthodes et la politique du ministre de l’Education Nationale le plus méprisant que l’on ait eu depuis Allègre. Total : dans mon lycée, combien ne feront pas grève, y compris des leaders syndicaux, parce que “xyz”, toutes bonnes raisons, remarquables, censées, pouvoir d’achat, inutilité du mouvement, rituel répétitif et inefficace de la grève, etc..?

Ainsi, nos camarades professeurs des écoles, sans qui nous professeurs du secondaire ne serions rien, puisqu’ils font un boulot d’enfer avant de nous passer les petits, risquent à raison de trouver la pilule bien amère. Bien sûr vous pouvez m’objecter que tous les professeurs ne sont pas compétents, mais alors trouvez-moi le corps de métier garni de gens parfaits pour que nous prenions modèle !

Je le pense sincèrement, il faut que le corps enseignant fasse front, et bloc, contre ces dizaines de milliers de suppressions de postes, contre les recteurs et rectrices -dont celle de notre académie de Besançon- qui nous affirment que privé et public doivent être considérés à égalité pour les formations, contre le mépris affiché envers les professeurs de Maternelle, contre le flicage de nos blogs, contre non pas la réforme du lycée mais la réforme non concertée du lycée (les lycéens l’ont bien compris).

A propos, nous les profs, allons-nous à nouveau regarder un mouvement lycéen se former, grandir puis avorter sous nos yeux sans le moindre relais ? Les jeunes n’attendent pas des profs qu’ils les félicitent de leur esprit de résistance, encore moins qu’ils les guident : ils attendent que nous soyons du même combat et que nous établissions enfin, enfin, un rapport de force inflexible et déterminé face au pouvoir. Je rêve, sans doute. J’espère que nous serons nombreux avec nos camarades du Primaire dans les rues de Vesoul et d’ailleurs ce jeudi.

RV


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