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Ode du mardi

Publié le 18 novembre 2008 par Soliblog
Pierre de RONSARD - Ode à la fièvre "Ah fievreuse maladie,Coment es-tu si hardieD'assaillir mon pauvre corsQu'amour dedans et dehorsDe nuit et de jour m'enflame,Jusques au profond de l'ame ;Et sans pitié prend à jeuDe le mettre tout en feu :Ne crains-tu point vieille blêmeQu'il ne te brule toimême ?Mais que cerches-tu chés moi ?Sonde moi partout, et voiQue je ne suis plus au nombreDes vivans, mais bien un ombreDe ceus qu'amour et la mortOnt conduit delà le portCompagnons des troupes vainesJe n'ay plus ni sang, ni venes,Ni flanc, ni poumons, ni coeur,Long tems a que la rigueurDe ma trop fiere CassandreMe les a tournés en cendre.Donq, si tu veux m'offencer,Il te faut aller blesserLe tendre cors de m'amie,Car en elle gist ma vie,Et non en moi, qui mort suis,Et qui sans ame ne puisSentir chose qu'on me face,Non plus qu'une froide maceDe rocher, ou de metal,Qui ne sent ne bien ne mal."

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