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La Psychologie expliquée aux Idiots (1/2)

Publié le 23 novembre 2008 par Juventina

N’en déplaise à ses détracteurs, le football est un sport républicain, qui respecte à la lettre le sacro saint concept d’égalité. Car quelle que soit l’équipe de son cœur, le supporter de base verra fatalement son club traverser une période de crise. Et quel que soit le club, la crise se passe toujours plus ou moins de la même façon…

Le visage crispé, les dirigeants vous expliqueront d’abord que Circulez, y a rien à voir! et que Tout va bien, merci! … Très vite, l’entraîneur verra pourtant son banc se transformer en siège éjectable. Avec un peu de chance, il tiendra quand même jusqu’au mercato hivernal.

Ce mercato, en fait, c’est un peu comme une grande fête pastorale: en gros, on s’arrange pour vendre une chèvre et on en récupère une autre. Et bizarrement, on ne tarde pas à comprendre que ça n’a pas servi à grand-chose. C’est alors que les dirigeants estiment qu’ils ont fait tout ce qu’il était humainement possible de faire, et ils nous expliquent gentiment que le vrai problème, c’est un problème psychologique et/ou mental (ne me demandez pas  la nuance entre les deux, c’est une subtilité que je ne m’explique toujours pas).

Généralement, à ce stade, le supporter sombre lui-même dans la dépression. Mais à la différence de ces messieurs du Foot d’en haut, il n’a pas forcément la possibilité de s’offrir une psychanalyse. C’est purquoi, en collaboration avec une publication scientifique de renommée internationale (TéléStar), nous allons ouvrir un dossier crucial: Comment être heureux dans un Club en crise?

 Problème n°1: Les infos vous angoissent: débranchez!

L’avis du pro: Nous sommes envahis par les infos de toute sortes qui parasitent notre esprit et nous empêchent de nous concentrer sur l’essentiel. On peut parfaitement vivre sans écouter parler du monde chaque jour.

Cette solution est tout particulièrement recommandée à nos amis lyonnais, qui sont quand même les premières victimes de leur Président - lequel souffre d’un besoin compulsif de rédiger des Lettres ouvertes et autre communiqués à tout va. Sans parler des Gerets et autres Laurent Blanc qui clament à longueur de championnat que non, ils ne visent pas le titre, alors que tout le monde sait bien qu’en fait, si, ils le choperont  à la première occasion.

Problème n°2: Le quotidien vous semble difficile: restez positif!

L’avis du pro: il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Encore faut-il en être conscient et ne pas se morfondre. Etre ouvert, c’est déjà œuvrer à son bonheur. Et si, vraiment, vous venez de recevoir une grosse tuile, encaissez et dites-vous que ça ira mieux demain.

Une « positive attitude », bâtie sur mesure pour nos amis marseillais. D’ailleurs, Eric Gerets la maîtrise à merveille - lui qui trouve une solution adaptée au moindre aléa: Ben Arfa fait un caprice, il lui fait trois bisous, la défense pêche, il réclame un attaquant… à-chaque-problème-sa-solution, qu’on vous dit!

D’accord, vous avez parfois du mal à coller au train de Lyon. C’est vrai qu’en plus, le PSG vous a fait du mal à votre égo. Bon. Il en a aussi fait à l’OL. Il leur a même cassé Réveillère. Donc, le mois prochain à Gerland, vous n’aurez  toujours pas de défense, mais a priori, l’OL n’en aura pas non plus. Par contre, question attaquants, vous serez largement en surnombre: eux, il n’auront que l’indéboulonnable Benz. Ou Fred, qui ne saura sans doute toujours pas où le mercato le mène, et qui ne prendra donc pas le risque de se faire remarquer. Et les autres, rien à craindre: même quand leur coach les laisse jouer, ils ne marquent pas. Alors… Elle est pas belle, la vie?

Problème n°3: Vous craignez les mauvaises nouvelles: acceptez les changements!

L’avis du pro: plutôt que de se lamenter, mieux vaut accueillir le changement avec confiance.

Cela s’adresse en priorité à nos amis stéphanois. C’est vrai que la planète foot a sa propre loi de l’apesanteur: lorsqu’on touche le fond du classement, on peut tomber plus bas - dans ce qui s’appelle la Ligue 2.

Première bonne nouvelle: il est rigoureusement impossible d’y tomber avant la fin de la saison, vous avez donc encore de la marge. Et la chance que votre équipe évolue sous un joli maillot vert espérance.

Deuxième bonne nouvelle: la Ligue 2, c’est pas ce qu’on croit. On découvre plein de nouveaux coins de France, et il y a toujours moyen de transformer les déplacements en week-ends gastronomiques.

Et puis surtout, c’est arrivé à des gens très bien… Prenez la Juventus (en plus, eux, on leur a sucré deux titres au passage). Ça ne les a pas empêché de revenir - ils en ont même profité pour prendre de l’élan et attérir en Ligue des Champions. Quand on vous le dit, que le changement fait du bien! Il suffit de l’accepter à bras ouverts. Ou alors, de vous débarrasser très très vite de Perrin. C’est vous qui voyez…

Problème n°4: Vous vous sentez seul: rompez l’isolement!

L’avis du pro: La vie est assez difficile. Si, en plus, nous l’affrontons seul, elle devient insupportable. Tous les moyens sont bons pour rompre son isolement.

Ami parisien, tu te sens seul quand ton club est en crise - et nous savons toi et moi que cela peut lui arriver n’importe quand. On te traite de fasciste et on te prend même souvent carrément pour le Diable. C’est que tu n’es pas suffisamment sociable. C’est vrai, tu n’aimes personne et tu répètes à longueur de temps que Paris, c’est magique!. C’est crispant pour tout le monde. Alors quand ton club se paye Marseille, Bordeaux et Lyon, sois gentil: passe en mode Bisounours. Tu verras, tu te feras plein de nouveaux amis!

  

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