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Christ-Roi: la séquence "potins du gratin royal" catho

Publié le 24 novembre 2008 par Tellou

Je suis un peu à la bourre ces temps-ci, avec un petit relâchement du côté des billets spirituels. Bon là, je ne vais avoir qu’un jour de retard pour la fête de Christ Roi. C’était hier. Le dernier dimanche de l’année liturgique. Rappelons qu’en Catholand, l’année liturgique (c’est à dire le calendrier des actes du culte) commence le premier dimanche de l’Avent. Si vous ne savez pas (plus) ce qu’est l’Avent, repassez sur mon blog dimanche prochain, on en reparlera : promis !

Donc, histoire de clôturer l’année en beauté, nous fêtons Christ Roi. C’est la fin d’un cylce : au début de l’année nous fêtons la venue d’un enfant ; à la fin de l’année, nous fêtons un roi.  Pourquoi pas Christ Président de la République ou Christ Dictateur ? Parce que le modèle politique de l’époque était la royauté à la David et Salomon (Qui a dit en ricanant David et Jonathan ???) : grand roi, plein de sagesse (ça dépend quand même hein parce que David et Salomon c’était pas des oies blanches non plus), grand palais dont on peut encore admirer les vestiges aujourd’hui. Bref, le modèle éventuel de la république platonicienne n’a pas vraiment convaincu localement. Quant à la dictature, ce modèle politique implique une certaine tyrannie sous-jacente qui n’est pas du meilleur goût quand on prêche l’Amour. Donc on garde le roi, puisque de toute façon, à travers les âges, le concept de roi c’est ce qui reste encore le plus positif quand on veut le meilleur, le plus fort, une longévité de gouvernement etc… sans compter le côté un peu classe genre « les amis de Stéphane Bern »

Mais Quésaco « Christ Roi » ? Qu’en sait-on ? L’évangéliste Matthieu (25 31-46) nous met un peu sur la piste :

- C’est un roi qui n’a pas de pays, pas de business, pas de pétrole à défendre à coups de milliards. Il règne aujourd’hui et demain. Demain, car après notre mort nous allons le rejoindre bien sûr. Aujourd’hui aussi, car ce n’est pas parce que tout ça nous attend après la mort qu’on doit se tourner les pouces ici bas: la construction de son royaume sur terre cela passe par nous : « tout ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le faites »

- Les sujets de ce roi ont pour vocation non pas de plaire au roi directement (les fayots !), mais d’aimer leurs prochains, car c’est en étant avec les plus petits, qu’il sont avec le plus grand. C’est notre bal des débutantes à nous.

- Le pouvoir de ce roi c’est l’Amour. C’est le seul levier d’action qu’il a sur nous. Accepter de le voir comme roi c’est accepter que c’est son amour qui conduit nos actions dans notre vie quotidienne.(voir point 2)

- C’est un roi qui est serviteur, qui lave les pieds, qui est berger :bref, c’est un roi qui s’y colle. Il ne fait pas sa diva. C’est un roi céleste qui a été humain, rappelons-le, et qui d’ailleurs a eu sa part de choses de la vie qui foirent ici bas. Ca s’est d’ailleurs fini sur une croix pour lui. Sauf qu’il est exactement là notre espoir : c’est par cette croix et cette résurrection auxquelles parfois nous ne comprenons rien et auxquelles il est parfois difficile d’adhérer (un Mystère donc) que nous suivons ce roi. C’est le chemin qu’il nous montre. C’est le message universel du christianisme : Dieu si proche mais Roi du monde, des mondes, hier, aujourd’hui, demain. (après, libre à vous d’imaginez Dieu avec la tête de Léo, à la proue d’un certain navire, en train de hurler « Je suiiiiiiis le maîîîîître du mooooooonde !! »)


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