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Poème d’Auden et rideau

Publié le 25 novembre 2008 par Oreade

Arrêter les pendules, couper le téléphone,

Empêcher le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne,

Faire taire les pianos et les roulements de tambour

Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions hurlent au dehors

Dessinent ces trois mots : IL EST MORT,

Nouer des voiles noirs et aux colonnes des édifices

Ganter de noir les mains des agents de police

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,

Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.

Je croyais que l’amour jamais ne finirait : j’avais tort

Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye

Démonter la lune et le soleil

Vider l’océan, arracher les forêts

Car rien de bon ne peut advenir désormais.


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