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Perdante-perdante au PS

Publié le 26 novembre 2008 par Jacques Chirac

Hollande_parti_1Mes Chers Compatriotes,

Bon ! Fini de rigoler avec les bisbilles Martino-Ségoliennes dans cette élection conclue à la hache hâte. Le comité de rigolade racolage récolement a ronflé comme une tronçonneuse pendant deux jours, et, qu'en appert-il (de balloches) ? Fifre ! Comme d'hab, 102 voix au lieu de 42, ça m'en touche une sans déranger l'autre. Le PS a désormais une nouvelle Première Secrétaire et une ancienne Première Hystérique. Livrons-nous donc à une petite analyse, et commençons par une définition :

Chef nm (du latin caput, tête) : celui qui est à la tête, qui dirige ou commande. (Littré). Citation : "Cette ardeur qui, des chefs, passe au moindre soldat, anime tous les coeurs, fait agir tous le bras". Corneille, Poèmes sur les victoires du Roy. Là, on sent déjà que c'est pas gagné pour la Mémère Maire de Lille....

Un chef, dans chaque parti - entreprise - pays - mouvement - société de boules (rayez), il en faut absolument un mais un seul, sinon c'est la bouse le chaos. Il faut un Parti avec un Chef, et un Chef avec un Parti. Et voilà bien la couille dans le potage le testicule dans le consommé : le PS n'a ni l'un ni l'autre. Le pouvoir ne se demande pas, il se prend. Suivez ma démonstration historique :

Gaullisme, UDR, RPR, UMP et leur orchestre d'avariés de variétés : Quand le Vieux Général est arrivé au pouvoir en 58 et jusqu'à son malheureux référendum-plébiscite de 69, on ne se demandait pas qui était Le Chef. En 1970, après la réussite qui ne lui a pas réussi à Colombey, il nous a laissé Pompiderche et Madame Claude un de ses ex-Premiers Ministres, formé à l'École du Parti et ça a roulé. Ensuite, nous avons eu le malheureux intermède du Cousin de Bokassa - descendant de Louis XV par la cuisse - qui ne vous a pas laissé un souvenir impérissable. Puis, j'ai flingué supprimé l'UDR et ses Barons, créé le RPR, et ça roulait encore, je vous prie de le croire. Il y avait du Parti, il y avait du Chef, Bourgogne et tête de veau, le premier qui moufte s'en prend une dévie de la ligne est exclu. Bon ! là-dessus deux mandats tranquilles... Puis, ça a dégénéré : Nico-la-Secousse a opéré une prise en main stalinienne de l'UMP. Il y a toujours du Chef, mais de moins en moins de Parti.

Parti Communiste : Aha ! Voilà un Parti avec des Chefs ! Souvenez-vous de Maurice Thorez, de Jacques Duclos, de Waldeck Rochet et de Georges Marchais : des gars avec des couilles d'acier une vision et de la poigne. Évidemment, après des personnalités aussi affirmées, le vide se fait : André Lajoinie (parfait exemple de vide, qui a réussi à amener le PC en dessous de 7%, on croirait voir le CAC 40), Gros Béru Robert Hue (le PC était devenu le désert de gros bide, qui s'était tiré sur la barbe pour faire rentrer ses cheveux) et enfin Marie-George (qui danse éperdument devant le Buffet). Plus de leader, Fin de Parti, comme l'eût dit notre regretté camarade Beckett.

Parti Socialiste : Pareil ! François Mitterrand avait flingué tous azimuts, en commençant par le PC et en continuant avec le PS, pour rester seul entouré de manches au manche. Après moi le déluge et le désert. La preuve : Lionel le Souriant, suivi de Grincheuse. Martine Aubry ferait bien d'imiter Barack O'Bwana : apprendre à marcher sur les eaux (et sur les zozos) et surtout à ressusciter les partis morts. Il va falloir des miracles.

Alors ? Qui est dans le caca le plus épais l'ennui, maintenant ? Et grâce à qui ?

Bien à vous,

Jacques


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