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Paroles, paroles

Publié le 26 novembre 2008 par Malesherbes
Le 18 décembre 2006, à Charleville-Mézières, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et candidat à l’Élysée, s’adressait à la France qui souffre : "Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid". D’ici trois semaines, le verbe de Nicolas Sarkozy étant parole d’Évangile (souvenez-vous, il préfère le curé à l’instit), il est plus que probable qu’il nous faudra conclure que sa supposition ne s’est pas réalisée et qu’il n’a pas été élu. Hélas, il le fut et désormais, il est là, s’obstinant chaque jour à parader derrière un pupitre pour nous administrer ses paroles définitives et vaines. Il est vrai que secourir les miséreux est autrement plus difficile que faire, main basse sur la télé publique, et plaisir à ses copains.
Jusques à quand nos concitoyens se laisseront-ils berner par cet agité qui croît que rictus satisfaits, moulinets des bras et convulsions des épaules permettent de résoudre les problèmes ? Comme s’il ne lui suffisait pas d’être incapable de chercher la croissance, avec les dents ou toute autre partie de son corps à sa convenance, il fait preuve d’une compétence diplomatique pitoyable. Depuis son accession à la présidence, il s’est plié aux désirs de Kadhafi, s’est montré servile avec Bush en 2007 pour le critiquer maintenant à la veille de son départ, s’est quasiment fâché avec l’Allemagne, a pactisé avec Poutine, nous brouille avec la République Tchèque et la Pologne et, par ses hésitations protocolaires, a réussi à mécontenter et la Chine, et le dalaï-lama et ceux pour qui les Droits de l’homme ne peuvent être négligés. Quel bilan !
Jusques à quand ? Pour l’instant, donnons-lui rendez-vous au 18 décembre.

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